Quatre hommes, dont deux ressortissants chinois, ont été interpellés en Gironde pour des activités d’interception de données militaires par satellite. Ces individus risquent une peine de 15 ans de prison. Le parquet de Paris a indiqué qu’ils étaient soupçonnés d’avoir intercepté des échanges entre des « entités militaires d’importance vitale » et de les transmettre à Pékin.
Publiée le
Temps de lecture : 1 min
Selon les informations communiquées par le parquet, les quatre suspects ont été mis en examen mercredi soir, le 5 février. Les deux Chinois résidaient dans une maison à Camblanes-et-Meynac, une commune de 3.000 habitants. Des voisins avaient remarqué une grande parabole de deux mètres de diamètre dans leur jardin, ce qui a attiré l’attention des autorités.
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a alors été alertée et a mené une perquisition. Les enquêteurs ont réussi à découvrir un système complexe d’ordinateurs reliés à des antennes paraboliques. Il a été précisé par le parquet de Paris que ce dispositif permettait d’“intercepter” des échanges militaires par satellite. Les autorités pensent que ces informations étaient destinées à être transmises à Pékin.
Les deux ressortissants chinois sont officiellement venus en France pour travailler comme ingénieurs dans une entreprise axée sur la recherche concernant les systèmes de communication sans fil. Les deux autres hommes sont associés à l’importation du matériel utilisé pour ces activités illégales.
Le parquet a ouvert une information judiciaire pour “livraison d’informations à une puissance étrangère, une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation”. Ce crime, s’il est avéré, est passible de 15 ans de réclusion.
