Ce nouveau cycle de pourparlers doit se prolonger jeudi, après un report en raison de ce que le Kremlin a qualifié de problèmes de calendrier entre les trois équipes de négociateurs.
Ce qu’il faut savoir
Ces nouvelles négociations vont-elles mettre un terme à quatre ans de conflit ? Les négociateurs ukrainiens, russes et américains se retrouvent mercredi 4 février à Abou Dhabi (Émirats arabes unis) pour faire avancer de difficiles pourparlers visant à mettre fin au pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Suivez notre direct.
- Des frappes russes la veille des négociations. La Russie a repris ses frappes, tôt dans la matinée de mardi, contre les infrastructures énergétiques de l’Ukraine, où la température avoisine les -20°C. « Chaque frappe russe de ce type confirme que l’attitude de Moscou n’a pas changé : ils continuent de miser sur la guerre et la destruction de l’Ukraine, et ils ne prennent pas la diplomatie au sérieux », a fustigé le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a assuré que « le travail de l’équipe de négociation [ukrainienne] sera adapté en conséquence », sans donner de détails.
- Donald Trump veut que Vladimir Poutine mette fin à la guerre. Le président américain s’est exprimé mardi devant des journalistes après que la Russie a repris des frappes massives contre Kiev, demandant que son homologue russe « mette fin à la guerre ». Ces frappes sur la capitale ukrainienne sont intervenues après une pause de quelques jours obtenue par Donald Trump. « Il a respecté sa promesse sur ce plan« , a souligné Donald Trump au sujet de Vladimir Poutine.
- Les territoires occupés au cœur des négociations. Le principal point de désaccord reste l’épineuse question des territoires. Moscou réclame notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones encore sous leur contrôle dans la région de Donetsk. Ce territoire industriel et minier est l’épicentre des combats et abrite les plus puissantes défenses ukrainiennes face aux assauts russes. Kiev rejette cette demande mais craint que Washington n’appuie la position russe, comme c’était déjà le cas dans le passé. De son côté, l’Ukraine pousse pour un arrêt des combats à la ligne de démarcation actuelle et un gel du front.
