L’accord conclu entre la Commission européenne et le gouvernement indien permettra aux industriels européens d’exporter sans être taxés. Cependant, de nombreux secteurs agricoles ne bénéficieront pas de ces exemptions.
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C’est l’aboutissement de plus de vingt ans de négociations. L’Inde et l’Union européenne (UE) ont officialisé mardi 27 janvier la conclusion d’un ambitieux accord de libre-échange commercial, a annoncé la Commission européenne. L’accord va créer « une zone de libre-échange de 2 milliards de personnes », a affirmé la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse à New Delhi. « C’est l’accord de tous les accords », a renchéri le Premier ministre indien, Narendra Modi, aux côtés du président du Conseil européen, Antonio Costa. Le texte de l’accord, qui n’a pas encore été rendu public, doit ensuite être adopté par les États membres de l’UE et les députés européens.
En 2024, l’UE et l’Inde, pays le plus peuplé du monde, ont échangé 120 milliards d’euros de marchandises (une hausse de près de 90 % en dix ans) et 60 milliards d’euros de services. Voici ce qu’il faut savoir de cet accord, beaucoup moins polémique que celui signé avec les pays du Mercosur.
Des droits de douane supprimés ou réduits sur de nombreux produits industriels…
L’accord réduirait les droits de douane de près de 97 % sur les exportations européennes, permettant ainsi d’économiser jusqu’à 4 milliards d’euros par an, affirme la Commission dans un communiqué. Elle prédit ainsi le doublement des exportations européennes vers l’Inde d’ici 2032. Plusieurs produits industriels profiteront de tarifs douaniers nuls après une baisse progressive dans les prochaines années. Les droits de douane appliqués par l’Inde vont être ramenés à zéro sur l’aéronautique, secteur clé pour l’Europe avec Airbus, au lieu de 11 % jusqu’alors, mais aussi sur les machines et le matériel électrique (contre jusqu’à 44 % actuellement), les équipements médicaux et les médicaments, les produits chimiques, le fer ou encore l’acier.
L’industrie automobile européenne peut aussi se réjouir : elle va bénéficier d’un quota de 250 000 véhicules par an qui auront des droits de douane réduits, passant progressivement de 110 % à 10 %, dont 160 000 véhicules à moteur thermique et 90 000 véhicules électriques. « C’est un début », souligne Stefan Bratzel, du groupe de recherche automobile allemand CAM, auprès du média Deutsche Welle, en précisant que les exportations concerneraient principalement les « voitures haut de gamme ».
… mais aussi sur l’agro-alimentaire
Les producteurs de vins et spiritueux – filières phares pour la France, l’Italie ou l’Irlande – font
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