Arrêté par le régime le 10 janvier, Erfan Soltani, un jeune homme de 26 ans, risquait la pendaison. Sa peine a finalement été suspendue.
Publié
| Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Erfan Soltani est devenu l’un des visages de la répression féroce des mollahs. Le manifestant iranien a finalement été libéré de la prison de Karaj, située près de Téhéran. Son avocat, Amir Mousakhani, a annoncé que le jeune homme de 26 ans « a été libéré hier [samedi] et a récupéré ses effets personnels », précisant qu’une caution de 2.000.000.000 tomans (environ 10.600 euros) avait été versée pour sa libération. L’ONG Hengaw a confirmé sa remise en liberté dans un tweet.
Propriétaire d’un magasin de vêtements, Erfan Soltani avait été arrêté le 10 janvier avec de nombreux autres Iraniens lors des vastes manifestations contre le pouvoir, qui ont fait des milliers de morts. Devenu un symbole de la révolte iranienne, il était accusé de propagande contre le système islamique et d’atteinte à la sécurité nationale, selon la justice.
Les États-Unis et des ONG s’étaient alarmés mi-janvier d’un risque d’exécution imminente d’Erfan Soltani. Cependant, l’Iran, qui applique largement la peine capitale, avait démenti le fait qu’il encoure la peine de mort pour les faits qui lui étaient reprochés.
