Tout en dénonçant une « pratique honteuse, inacceptable », Bruxelles craignait de se heurter à des blocages juridiques et d’empiéter sur les prérogatives des États membres.
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Elle estime ne pas avoir les compétences légales pour agir « efficacement ». La Commission européenne a annoncé mercredi 13 mai qu’elle n’interdirait pas les « thérapies de conversion » des personnes LGBT+. L’institution ajoute cependant qu’elle s’engage à présenter, en 2027, un texte recommandant aux 27 pays de l’UE de bannir ces pratiques, sans toutefois les y obliger.
Les « thérapies de conversion » prétendent modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre des personnes LGBT+ pour les rendre hétérosexuelles et cisgenres, assimilant notamment l’homosexualité à une maladie ou un trouble mental. Elles peuvent prendre la forme de stages, de séances d’exorcisme, ou encore d’électrochocs. Autant de pratiques qui n’ont pas leur place dans notre Union, a souligné Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, mercredi.
« C’est une pratique honteuse, inacceptable, il ne s’agit pas de soins, c’est une violence déguisée. Personne ne devrait avoir à vivre ça », a appuyé la commissaire européenne chargée de l’Égalité, Hadja Lahbib. Fin avril, le Parlement européen avait adopté une résolution pour interdire ces « thérapies ».
La Commission craignait cependant de se heurter à des blocages juridiques et d’empiéter sur les prérogatives des États membres si elle choisissait de suivre les eurodéputés. Les « thérapies de conversion » sont, pour l’heure, complètement interdites dans huit pays de l’Union européenne : la France, la Belgique, Chypre, l’Allemagne, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Grèce.
