En raison de la crise au Moyen-Orient, le ministère de l’Économie a abaissé sa prévision de croissance de 0,1 point pour 2026, la faisant passer de 1 % à 0,9 %, tout en relevant celle de l’inflation de 1,3 % à 1,9 % en moyenne annuelle.

François BOUCHON / Le Figaro
DÉCRYPTAGE – Le gouvernement maintient sa cible à 5 % du PIB. 2025 s’est pourtant soldée sur une note meilleure que prévu.
En écoutant le ministre de l’Économie, on pourrait presque croire que tous les voyants sont au vert. Pour autant, dans les faits, les objectifs de Bercy en matière de finances publiques restent pusillanimes et remettent encore les efforts à plus tard.
Du fait de la crise au Moyen-Orient, Bercy a révisé cette semaine sa prévision de croissance pour 2026, l’abaissant de 1 % à 0,9 % du PIB. Mais selon Roland Lescure, l’effet de la guerre sur l’activité française reste « très modéré », grâce à « notre meilleure protection » et à notre « plus forte indépendance énergétique ». Sur l’inflation, le discours est le même. Mème si Bercy a relevé sa prévision de 1,3 % à 1,9 % en moyenne annuelle pour 2026, le ministre de l’Économie a juré que cette hausse « demeurerait limitée » en raison des « efforts de décarbonation ». Bref, pourquoi s’affoler…
L’euphorie a eu le temps de retomber
Sur le front des finances publiques, les nouvelles sont indéniablement loin d’être mauvaises. Bercy a récemment eu la bonne surprise…
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