La course d’aviron entre les universités d’Oxford et Cambridge opposera deux capitaines de nationalité française, une première en deux siècles d’existence.
Une tradition millénaire
C’est une course qui passionne l’Angleterre : the Boat Race. Il s’agit d’une épreuve d’aviron qui oppose les universités d’Oxford et de Cambridge, existant depuis 1829. L’édition 2026 se tiendra samedi 4 avril après-midi, comme toujours, sur la Tamise à Londres. Au menu, presque sept kilomètres pour une victoire de prestige suivie par des millions de personnes. Et pour la première fois en deux siècles, les deux capitaines des deux équipages sont… français.
Noam Mouelle pour les Light Blues de Cambridge, Tobias Bernard pour les Dark Blues d’Oxford : tous deux ont été nommés « président », le terme officiel pour les capitaines d’équipage. Ce sont les étudiants de chaque université qui procèdent au vote, raconte Noam Chelle, qui a découvert l’aviron dans le Val-de-Marne et qui est en dernière année de doctorat en physique à Cambridge.
« Quand on se présente à l’élection, on a une salle dans le club qui s’appelle la salle des capitaines, le cœur historique du club avec le nom de tous ceux qui ont participé à la course depuis 1929. La Boat Race c’est vraiment quelque chose de très british. »
Une ambiance unique
On ne badine pas avec la tradition dans cette course qui existe depuis 197 ans et qui fait figure de véritable institution en Angleterre. Il s’agit d’un événement médiatique suivi sur les berges de la Tamise par des centaines de milliers de spectateurs, ainsi qu’à la télévision partout dans le monde.
« Ce qui est génial c’est l’ambiance, ce fleuve et la foule qui l’entoure. On a vraiment l’impression d’être dans un stade de sept kilomètres », témoigne Tobias Bernard, franco-britannique de 23 ans, étudiant en chimie à Oxford.
Cependant, l’épreuve est prise très au sérieux, prévient Noam Mouelle :
« On s’entraîne deux fois par jour tous les jours. C’est comme un centre d’entraînement national, on fait les mêmes volumes et distances d’entraînement sur l’eau et le défi c’est de combiner ça avec le travail. »
Une course internationale
Cette année, les deux leaders sont donc français, s’amuse Tobias Bernard qui court the Boat Race pour la deuxième fois.
« C’est une coïncidence mais ça montre quand même que c’est une course qui attire des athlètes internationaux. » Cambridge, qui a remporté les trois dernières éditions, mène 88 victoires contre 81 pour Oxford. Le départ de la course sera donné en début d’après-midi, juste après celle des femmes dont la première édition s’est tenue il y a près de 100 ans.
