
Récit : Ursula von der Leyen est à Canberra pour conclure un traité de libre-échange en discussion depuis six ans. L’agressivité commerciale de Donald Trump a rapproché les deux partenaires, l’Australie et l’Union européenne.
Et si le véritable artisan de l’accord de libre-échange qu’espère conclure Ursula von der Leyen avec l’Australie d’ici quelques jours était Donald Trump ? L’agressivité du président américain sur le plan commercial, relevant unilatéralement les droits de douane même avec ses alliés, a incité Canberra, comme Bruxelles, à mettre de l’eau dans leur vin.
Cette situation explique la venue, du 23 au 25 mars, de la présidente de la Commission, accompagnée du commissaire au Commerce, Macos Sefcovic. Elle doit rencontrer à Canberra le Premier ministre Anthony Albanese, mardi, et espère signer un accord de libre-échange. Les négociations avaient commencé en 2019 mais avaient été suspendues en octobre 2023 à cause de désaccords jugés insolubles. Sur le fond, rien n’a changé. Toutefois, le contexte international et géopolitique est désormais très différent.
C’est la raison pour laquelle Jason Collins, PDG de l’European Australian Business Council, souligne l’importance changeante de l’environnement économique mondial dans le cadre de cet accord.
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