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DÉCRYPTAGE – Des frappes contre le plus important site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, ont causé une onde de choc jeudi sur le marché du gaz, nourrissant les craintes que les perturbations ne s’éternisent et finissent par plomber les factures des ménages.
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Les marchés de l’énergie ont brutalement sursauté ce jeudi 19 mars. Le prix du gaz européen s’est envolé, dans le sillage d’une attaque iranienne contre le complexe gazier de Ras Laffan, au Qatar, le plus important site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Dès l’ouverture, le contrat a terme du TTF néerlandais, référence en Europe, a bondi de plus de 24%, atteignant 67,85 euros le mégawattheure, après une pointe à 35%.
La compagnie publique qatarie, QatarEnergy, a évoqué des «dommages considérables» sur ses installations, faisant craindre des perturbations durables de l’offre mondiale. «La guerre est désormais clairement entrée dans une phase où les infrastructures énergétiques sont directement prises pour cible», alerte Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. Une escalade qui pourrait maintenir les prix sous pression dans les prochaines semaines.
Si les volumes perdus restent encore incertains, le signal envoyé au marché est fort et les répercussions sur les consommateurs sont certaines. «Cela marque un tournant : les installations de GNL n’avaient jamais été visées à une telle échelle», souligne Nicolas Leclerc, fondateur d’Omnegy. D’autant que le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du gaz mondial, se retrouve paralysé par la guerre.
«L’accalmie actuelle est une illusion»
Pour les consommateurs français, l’effet…

