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La guerre au Moyen-Orient paralyse le trafic maritime dans ce passage par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Les États-Unis, qui s’inquiètent d’un blocage total, affirment avoir détruit mardi 16 bateaux iraniens poseurs de mines.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un navire de transport thaïlandais en feu dans le détroit d’Ormuz. Sa coque aurait heurté un objet non identifié. Vingt membres d’équipage ont évacué le bateau en urgence, sains et saufs. Au total, trois navires commerciaux ont été touchés mercredi 11 mars dans la région. Les renseignements américains soupçonnent les Iraniens d’avoir commencé à poser des mines dans le détroit d’Ormuz, point de passage énergétique le plus important au monde.
Donald Trump prévient sur son réseau social : « Si pour une raison quelconque des mines ont été posées et qu’elles ne sont pas retirées immédiatement, les conséquences militaires pour l’Iran seront sans précédent. » Quelques heures après, l’armée américaine diffuse des images montrant des frappes sur des navires iraniens présentés comme des poseurs de mines près du détroit d’Ormuz. Au total, 16 bateaux auraient été détruits. Ces attaques font craindre le début d’une bataille navale avec plusieurs types de mines.
« Les mines, on peut les poser sur le fond avec ce qu’on appelle un orin, c’est-à-dire un câble en acier qui va permettre de les mettre à un mètre, deux mètres, trois mètres, quatre mètres de profondeur, ou on peut les mettre dérivantes. » explique l’amiral Alain Coldefy, ancien inspecteur général des armées. Selon plusieurs estimations américaines, l’Iran disposerait d’entre 2 000 et 6 000 mines flottantes. Quatorze incidents visant des navires ont été répertoriés depuis le début de cette guerre au Moyen-Orient.
