Salvatore Adamo est l’invité exceptionnel toute cette semaine du Monde d’Élodie, à l’occasion de la tournée de son dernier album, « Des nèfles et des groseilles ». Épisode 2 : « Vous permettez, Monsieur ? »
Publiée le 03/03/2026 à 12:32
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Les chansons de Salvatore Adamo sont comme une machine à remonter le temps avec cette chaleur réconfortante et rassurante. Il faut préciser aussi que le travail d’écriture, d’interprétation et de composition a toujours été un cadeau de la vie pour lui et une immense passion. Son dernier album Des nèfles et des groseilles est sorti en novembre 2025. Il sera à l’Olympia le 22 mars et en tournée au Québec et en Belgique. Quand son premier single sort et trouve son public, il a à peine 20 ans, mais il savait déjà que ce métier-là était ce qui lui correspondait le plus et ce qui le faisait vibrer.
Un parcours façonné par son père
franceinfo : On a le sentiment déjà qu’à ce moment-là, vous aviez compris qu’un chemin venait de se dessiner.
Salvatore Adamo : Un chemin avec des barrières et des embûches. Vous parliez de mon enregistrement sorti à 20 ans. C’était mon premier succès, mais mon premier disque est sorti alors que j’avais 16 ans. Je ne savais pas encore où j’allais. J’ai pu faire mon premier disque, en italien, parce que le producteur qui m’avait entendu lors de la diffusion du concours que j’avais gagné, avait été accroché par le fait que ma voix ressemblait un peu à celle de Rocco Granata, qui était le premier Italo-Belge à avoir eu un succès en Belgique et international avec Marina. J’en ai fait un second en anglais, ça n’a pas marché, et j’en ai fait quatre, avant que ça ne démarre vraiment. Je m’étais dit que ma chance était passée et là, mon père m’a sidéré alors que j’avais tout fait à son insu, parce que lui, faisait des efforts pour me payer des études. Il m’a dit : « Non, non, maintenant, je sais ce que tu dois faire ». Et c’est lui qui est allé frapper à la bonne porte.
Il a effectivement été très important pour vous.
Il m’a mis sur des rails dont il est trop tard de sortir. Et même depuis qu’il m’a quitté, il m’arrive de sentir encore sa main sur mon épaule. Je me dis à moi-même : qu’aurait dit mon père ? qu’aurait fait mon père ?
Il est mort très brutalement. Il s’est noyé en voulant aider quelqu’un et ça a été très difficile pour vous.
Mon père avait mis tout le monde dans sa poche dans le métier, il avait un bagout et une fantaisie. Je l’évoque dans une chanson que je n’ai jamais sortie par pudeur, qui s’appelle Paris 60. « Dans les années 60, avec mes valses lentes, mon filet de voix et mon papa, je débarquais gare du Nord dans un drôle de décor, tel que je ne l’imaginais pas. Ce n’était pas le gai Paris, c’était froid, c’était gris, il y avait des CRS partout, on ne parlait qu
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