Face aux aléas climatiques et à la pression sur les prix agricoles, la cosmétique apparaît comme un relais de croissance inédit pour certaines filières françaises. La tomate, souvent négligée, devient l’étoile montante de l’industrie cosmétique.

« Ici, à Tarascon, on valorise la tomate en transformant les déchets de la coopérative pour l’industrie cosmétique », annonce fièrement Patrice Florentin, directeur de la Coopérative agricole Provence Languedoc (CAPL), par laquelle passent plus de 100 000 tonnes de tomates chaque année, soit plus de 60 % de la production française.
Tout est parti de la rencontre entre un agriculteur qui n’arrivait plus à vivre correctement de sa production soumise à la concurrence étrangère et d’une scientifique experte des ingrédients naturels, convaincue des bienfaits anti-inflammatoires de la tomate sur la peau. Depuis, une grande partie des agriculteurs locaux ont été embarqués dans l’aventure.
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« Nous avons même construit une plateforme d’upcycling au sein de la coopérative pour consolider cette filière, poursuit Patrice Florentin. Nous récupérons les coproduits des tomates destinées au jus concentré après qu’elles sont passées en centrifugeuse. Plutôt que de les jeter ou de les donner aux taureaux… »
