La captivité des militants propalestiniens aura finalement duré trois jours. Ils ont été expulsés d’Israël vers la Turquie jeudi. Parmi eux, le Grenoblois Antoine Jacquet.
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Les militants propalestiniens de la « Flottille pour Gaza », expulsés d’Israël, sont arrivés jeudi à Istanbul, en Turquie, trois jours après leur arrestation. Parmi eux, figure un Grenoblois, Antoine Jacquet, interpellé avec 36 autres Français à bord de navires qui tentaient de briser le blocus israélien au large de la bande de Gaza.
« C’est un vrai soulagement », réagit vendredi 22 mai son frère Christophe au micro d’ICI Isère. « On nous avait dit que cela risquait de prendre plusieurs jours, car il y a des jours fériés en Israël, qu’il resterait en détention, et finalement ça s’est terminé plus vite que prévu », se réjouit le frère d’Antoine Jacquet, qui pourrait rentrer en France dès vendredi.
Antoine Jacquet s’était engagé aux côtés de 36 autres Français dans cette opération menée par l’organisation Global Sumud Flotilla. L’objectif était de briser le blocus imposé par Israël, une tentative qui a échoué. Le Grenoblois a été arrêté lundi à bord de son navire, en même temps que 430 autres activistes.
Parti de Grenoble début avril, Antoine Jacquet avait rejoint Barcelone avant d’embarquer en direction de Gaza. Ses compétences en navigation étaient précieuses pour Global Sumud Flotilla, qui a organisé la flottille. « Il a toujours voulu lutter contre les inégalités, et ce conflit lui tenait vraiment à cœur, il souhaitait s’engager », raconte encore son frère Christophe, qui ressent « une grande fierté ». « Ça ne m’étonne pas de lui, de son engagement contre les inégalités, les abus, la violence. »
