Le déplacement de Marco Rubio vise à réchauffer les relations entre le Vatican et la Maison Blanche, après les critiques virulentes de Donald Trump envers le pape Léon XIV. La visite de Rubio, prévue cette semaine, a pour intention d’aplanir les tensions qui se sont intensifiées récemment.
Marco Rubio, qui est catholique, devrait rencontrer le secrétaire d’État et numéro 2 du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Il a également prévu de s’entretenir avec le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et le ministre de la Défense, Guido Crosetto. Ces rencontres devraient se tenir jeudi et vendredi, selon les médias italiens.
Cette visite intervient quelques semaines après les critiques acerbes de Donald Trump à l’encontre de Léon XIV, qui avait dénoncé la répression de l’immigration décidée par l’administration Trump. Le pontificat de Léon XIV, qui a succédé au pape François, a été marqué par une opposition croissante aux politiques américaines, notamment suite à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.
Le 7 avril 2026, Léon XIV avait qualifié la menace de Trump de détruire l’Iran d’« inacceptable » et avait exhorté les Américains à « œuvrer pour la paix ». En réaction, Trump a critiqué le pape sur ses réseaux sociaux, le traitant de « faible » en matière de lutte contre la criminalité et de « nul » en politique étrangère, ajoutant qu’il n’était pas « un grand fan » de lui.
Face à cette situation tendue, Rubio espère insuffler un « dégel » dans les relations entre le Vatican et la Maison Blanche. De plus, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, proche alliée de Trump, a également exprimé son désaccord avec les critiques de Trump envers le pape, qualifiant ces remarques d’« inacceptables ».
En somme, la visite de Marco Rubio à Rome et au Vatican sera scrutée attentivement, tant du côté italien qu’américain, car elle pourrait jouer un rôle clé dans la réconciliation des deux institutions.
