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(MUSTAFA YALCIN / ANADOLU / AFP)
Cette mission aux contours encore flous est « destinée à restaurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz lorsque les conditions de sécurité le permettront », a précisé la présidence française.
Ce qu’il faut savoir
Paris et Londres en chefs de file pour trouver une solution au blocus ? Le chef de l’État français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, coprésideront vendredi 17 avril à Paris une visioconférence « des pays non belligérants prêts à contribuer » à « une mission multilatérale et purement défensive » sur le détroit d’Ormuz, a annoncé mardi l’Élysée. À ce stade, les deux pays n’ont pas évoqué le nombre de participants à cette réunion.
- Le Pakistan veut relancer les négociations.
« Des efforts sont en cours pour ramener [l’Iran et les Etats-Unis] à la table des négociations », ont rapporté deux sources pakistanaises de haut rang auprès de l’AFP.
« Les ébauches écrites des demandes et des concessions ont déjà été échangées, de sorte que les deux parties sont conscientes des compromis possibles ». - Vers une pause du nucléaire iranien ? Lors des négociations à Islamabad, les États-Unis ont demandé une suspension de 20 ans du programme d’enrichissement d’uranium iranien. Cette pause se serait accompagnée d’un allègement des sanctions, selon The Wall Street Journal.
- Des pourparlers entre Israël et le Liban. Des représentants libanais et israéliens doivent se rencontrer à Washington pour des pourparlers directs préliminaires de paix, sous médiation du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Refusant de prendre part à ces échanges, le leader du Hezbollah libanais, Naim Qassem, a réclamé leur « annulation ».
Actu du Moyen-Orient
L’armée israélienne a annoncé que dix de ses soldats avaient été blessés, dont trois grièvement, lors d’affrontements contre le mouvement islamiste Hezbollah dans la ville de Bint Jbeil. Située à environ cinq kilomètres de la frontière, cette ville libanaise a été le théâtre de violents combats.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a également annoncé que son gouvernement allait « suspendre le renouvellement automatique » de l’accord de défense entre l’Italie et Israël.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un chiffre record depuis 1989, selon un rapport des ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort. Le nombre d’exécutions politiques n’a jamais été aussi élevé en Iran depuis 35 ans, augmentant de 68 % en 2025 par rapport à 2024.
Les discussions entre des représentants libanais et israéliens à Washington marquent une première entre les deux pays depuis 1993. Cependant, ce processus ne fait pas l’unanimité au Liban, où des voix s’élèvent contre une telle démarche.
Implications économiques
Selon l’Agence internationale de l’énergie, le deuxième trimestre pourrait voir la plus forte baisse de la demande de pétrole depuis la pandémie de Covid-19, avec une « destruction » de la consommation observée initialement au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique, chronique de la situation géopolitique actuelle.
Les tensions actuelles aggravent les inquiétudes, et des « possibles crimes de guerre » ont été dénoncés par l’ONG Human Rights Watch à propos des attaques israéliennes sur des infrastructures civiles près de Téhéran.
En réponse aux difficultés économiques provoquées par ces événements, plusieurs centaines d’entreprises ont demandé un « prêt flash carburant », montant total de 10 millions d’euros, dont 60 % des demandeurs sont des transporteurs routiers.
