Une mission de l’inspection générale doit déterminer s’il y a eu une défaillance dans le suivi de ce garçon qui a vécu dans une camionnette pendant un an.
Publié le 13/04/2026 à 21:28
Mis à jour le 13/04/2026 à 21:48
Temps de lecture : 2 min
Le contexte de la séquestration
Comment un enfant a-t-il pu être séquestré dans une camionnette, dans un village alsacien, plus d’un an sans que personne ne s’en aperçoive ? Le ministre de l’éducation a annoncé lundi 13 avril le lancement d’une enquête administrative. « J’ai diligenté ce matin même une mission de l’inspection générale » pour analyser ce qui a permis cette « situation abominable », a déclaré Edouard Geffray sur LCP, précisant qu’elle se rendra « sur place dès mardi » et qu’elle sera en mesure de rendre ses conclusions « dans les six semaines ».
Les responsabilités à clarifier
« On a besoin d’expliquer pourquoi personne n’a été en mesure de le repérer » et « éventuellement », de « changer les pratiques » de « notre système » si l’on constate des défaillances, a-t-il ajouté. Il a précisé que le maire était « responsable de la vérification de l’inscription de tous les enfants de sa commune à l’école » et que l’éducation nationale assurait « un suivi minimal » d’un élève qui déménage pour aller d’une école vers une autre.
Les détails de l’affaire
Un garçon de neuf ans a été séquestré pendant plus d’un an dans une camionnette à Hagenbach (Haut-Rhin), petite commune de 800 habitants à quelque 20 km au sud-ouest de Mulhouse. Mis en examen, son père, âgé de 43 ans, a été placé lundi en détention provisoire pour un an. Le garçon a été découvert nu et dénutri il y a une semaine, après le signalement d’une voisine qui avait entendu ses cris. D’après les premiers éléments fournis par le procureur, le garçon séquestré a été scolarisé normalement en CP en 2023-2024 à Mulhouse. Puis, la famille, au moment de déménager à Hagenbach, l’a désinscrit en assurant qu’il serait scolarisé ailleurs – ce qui n’a pas été le cas.
Les actions gouvernementales
Le gouvernement mène « des travaux » pour améliorer la transmission d’informations afin de s’assurer qu’un enfant est bien scolarisé après un déménagement, car à ce moment-là, il existe « toujours des risques », a indiqué la haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, dans une interview au Parisien lundi soir. « On sait qu’un certain nombre d’enfants vont passer malheureusement entre les mailles du filet et que des parents violents vont en profiter », a-t-elle déploré.
