La garde à vue de la eurodéputée Rima Hassan, membre de La France insoumise (LFI), a été motivée par une procédure menée au titre de la flagrance, un acte que son parti qualifie de contournement irrégulier de la protection parlementaire de l’élue. Cette situation soulève des questions sur les droits et les protections des représentants élus au sein du Parlement européen.
Rima Hassan, militante franco-palestinienne, a été entendue le 2 avril 2026 dans les locaux de la police judiciaire à Paris. Elle a été placée en garde à vue pour des faits d' »apologie du terrorisme commise en ligne ». Ce type de procédure suscite des interrogations, notamment liée à sa situation d’immunité parlementaire dont elle bénéficie en tant qu’élue européenne. Bien que Rima Hassan ait été relâchée le jour même, elle devra répondre de ses actes devant la justice le 7 juillet prochain.
Au cœur de cette enquête, un message publié sur son compte X le 26 mars 2026, mentionnant un membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans un attentat en Israël en 1972. Lors de son arrestation, une petite quantité de drogue de synthèse a également été retrouvée dans son sac, un élément qui a été ajouté au dossier mais qui relève d’une procédure distincte. De plus, le parquet de Paris a informé que cette garde à vue était possible sans qu’il soit nécessaire de lever son immunité parlementaire dans le cadre de l’enquête de flagrance.
Par ailleurs, le Parlement européen a rappelé que l’immunité parlementaire est une garantie pour les élus, leur permettant d’exercer librement leur mandat sans crainte de poursuites arbitraires de nature politique. Cependant, cette immunité ne s’applique pas en cas de flagrant délit, comme confirmé par l’institution. Cette nuance a conduit à de vives réactions, notamment de Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé un « harcèlement judiciaire », remettant en cause le respect des droits des parlementaires en France.
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Rima Hassan ne cache pas ses positions radicales sur l’État d’Israël et a été sous le feu des projecteurs pour divers messages controversés ces dernières années. Elle fait actuellement face à six autres procédures judiciaires, toujours en cours. Son entourage a dénoncé des « sérieuses irrégularités » lors de sa garde à vue, et la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, aurait contacté les autorités françaises pour demander des éclaircissements sur cette situation.
En effet, le sujet de l’immunité parlementaire est délicat. Les eurodéputés sont protégés contre des poursuites en raison de leurs opinions ou votes, ce qui soulève la question de la légitimité des poursuites engagées contre Rima Hassan dans un contexte aussi sensible. Le droit à la liberté d’expression est en jeu, et de nombreux soutiens politiques continuent de faire pression pour un réexamen des procédures en cours.
