La mode ? Trop chère. Les sacs ? Trop saisonniers. Les bijoux ? Trop vus. Désormais, les clientes du luxe jettent leur dévolu sur les garde-temps et pas n’importe lesquels.

Laura, 56 ans, occupe un haut poste dans la finance et vient de toucher 9 000 euros de prime annuelle de performance. « Une belle somme que j’aurais placée il y a encore trois ans pour payer les études de mon fils. Mais aujourd’hui, il est indépendant ! Alors, pour la première fois depuis le Covid, je me suis rendue avenue Montaigne refaire mon vestiaire… et je suis tombée des nues. »
Car ce que Laura n’avait pas mesuré, c’est qu’en quatre ans, les prix du luxe se sont envolés. Dans la plupart des boutiques du triangle d’or, le blazer bleu marine franchit la barre des 2 500 euros, une paire d’escarpins celle des 1 000 euros. Quant aux sacs griffés à plus de 3 500 euros, très peu pour elle. Un nouveau bijou ? Elle possède déjà les classiques de Cartier, Van Cleef & Arpels et autres Tiffany & Co. Finalement, le seul bien de luxe qui lui fait envie et qu’elle considère être (presque) à juste prix est une montre.
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« Pendant longtemps, je ne me suis pas sentie concernée par l’horlogerie », précise Laura, soulignant une tendance au sein de la clientèle féminine du luxe qui se tourne désormais vers les montres, considérées à la fois comme des accessoires de mode et des investissements pérennes.
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