Pierre Hermé, chef pâtissier-chocolatier et entrepreneur, était l’invité de Franceinfo le vendredi 27 mars 2026. Il dirige une centaine de boutiques dans le monde, dont plusieurs à Abou Dhabi, à Doha et à Dubaï. Dans le contexte actuel de tensions au Moyen-Orient, Hermé évoque les défis auxquels son entreprise fait face.
Concernant l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses affaires, Hermé déclare : « Il y a moins de clients, mais les boutiques sont ouvertes, les collaborateurs travaillent et il y a quand même de l’activité. » Il souligne que certaines de ses boutiques se trouvent dans de grands hôtels ciblés par les attaques, mais que les gens restés courageux et continuent à travailler malgré leurs craintes.
Il aborde également la situation délicate du détroit d’Ormuz, bloqué, ce qui pourrait engendrer des tensions sur l’approvisionnement. Néanmoins, il reste confiant : « Même si nous pouvons craindre une pénurie de pistaches d’Iran, c’est un gros producteur avec une très grande qualité, et nous avons une autre source de pistaches en Grèce. »
Le chef pâtissier mentionne que, dans ce contexte de guerre, il y a moins de touristes, notamment dans des lieux tels que de grands magasins, des aéroports ou des gares, mais il précise que « cela n’est pas flagrant. Il y a un ralentissement, c’est certain. »
Avenir de l’entreprise
Pierre Hermé prévoit d’ouvrir des boutiques en Asie, en Europe et au Moyen-Orient. « Nous ne remettons pas en question notre stratégie, mais il y a des projets d’ouverture, comme l’ouverture d’une deuxième boutique à Abou Dhabi, qui sont retardés. Mais il n’y a pas péril en la demeure, » conclut-il, illustrant sa détermination à naviguer dans des temps incertains tout en poursuivant l’expansion de son entreprise.
