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La cavale d’Ilyas Kherbouch a pris fin vendredi 20 mars. Il s’était évadé de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, le 7 mars dernier à l’aide de faux policiers. La BRI et la brigade nationale des fugitifs sont intervenues à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, pour l’appréhender.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus.
Sur une porte, les traces de l’assaut des forces de l’ordre sont encore visibles. C’est dans un appartement que la cavale d’Ilyas Kherbouch, alias « Ganito », a pris fin. Il a été interpellé dans un village vacances de Canet-en-Roussillon, en compagnie d’une femme. Selon France Télévisions, celle-ci était une ancienne surveillante pénitentiaire de Villepinte, où le détenu s’est évadé, ayant été radiée en 2025. Lors de leur arrestation, le fugitif et cette femme n’ont montré aucune résistance face aux policiers.
Toujours selon France Télévisions, ils avaient réservé le logement en ligne. Arrivés la veille, ils devaient repartir le lendemain. Pour rester discrets, la réservation était au nom de la femme. Le fugitif, quant à lui, aurait changé d’apparence en se rasant les cheveux et la barbe.
Deux semaines de cavale après une évasion rocambolesque. Le 7 mars, trois hommes se présentaient à la maison d’arrêt de Villepinte. Deux se faisaient passer pour policiers. Ils présentaient une réquisition signée d’un juge d’instruction pour extraire le détenu pour une garde à vue. Le document était faux, mais les surveillants n’y ont vu que du feu et ont laissé partir le détenu avec ses complices.
Il a fallu 48 heures pour que l’administration réalise la disparition après cette prétendue garde à vue. « On a une évasion qui repose sur un faux en écriture. Il faut analyser parfaitement la situation et comprendre ces types d’incidents. Cela montre bien que les détenus emploient des méthodes innovantes », déplore Cyril Huet-Lambing, secrétaire général adjoint du syndicat SPS-CEA.
Ilyas Kherbouch présentait un profil inquiétant. Âgé de 21 ans, il est impliqué dans 12 affaires, notamment pour enlèvement, séquestration, et vol à main armée. Il purgeait plusieurs peines de prison pour divers faits, dont l’agression en 2022 du chef étoilé du George V, Simone Zanoni. Deux complices présumés, auteurs supposés de son évasion, ont également été mis en examen la semaine dernière.
