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Comme chaque vendredi, le 13 Heures en week-end part à la découverte d’un joli coin de France. Cette semaine, cap sur les Pyrénées catalanes pour une escapade spectaculaire.
Une merveille naturelle
À cheval entre la mer Méditerranée et les sommets des Pyrénées, le Roussillon et ses merveilles à l’état sauvage, c’est une gigantesque cité minérale, creusée par la pluie et le temps. Sur les hauteurs perchées de la vallée de la Têt, dans les Pyrénées-Orientales, le calme des colonnes flirte avec le ciel. Un spectacle fait de formes étonnantes. « Ça me fait penser un peu à des colonnes grecques, comme s’il y avait eu quelque chose qui s’était passé, peut-être un monument magnifique », affirme un homme. « On a l’impression qu’on n’est pas du tout en France, qu’on est parti aux États-Unis sans le vouloir », observe également une femme.
Un paysage en constante évolution
« Les falaises sont constituées de sable, d’argile et de gravier. On passe le doigt et la matière s’effrite. On voit les grains qui tombent. Quand on a de fortes pluies, l’eau va toujours suivre les mêmes axes. Une fois que la forme a commencé à s’esquisser, elle va finir par se creuser dans la paroi », explique Kévin Goubern, géographe des Orgues d’Ille-sur-Têt. Pour ne pas oublier les traits du passé, il photographie les cheminées chaque année.
Le printemps annonce déjà les couleurs. Au milieu des branches et des ronces se cachent de jeunes pousses vertes. Des asperges sauvages que Michel Blaya reconnaîtrait à plusieurs mètres. « Disons que je suis presque né au milieu. Depuis que j’ai appris à marcher, j’ai cueilli des asperges », confie-t-il. Pour les dénicher, il n’hésite pas à escalader. L’heure des premières cueillettes pour une saison particulièrement prometteuse.
Une tradition familiale
Récolter des asperges et en faire une histoire de famille. Chez les Blaya, quand Michel les ramasse, son fils Julien les cuisine. De la tige à la tête, le chef sublime la cueillette. « Quand on mange de l’asperge sauvage, on veut retrouver le goût de l’asperge qu’on connaît, celle de culture, mais avec un petit truc en plus. On a toujours un goût un peu plus prononcé, un peu plus vif », raconte Julien Blaya, chef du restaurant La Senyera.
Ce jour-là, à la carte de son restaurant : un velouté d’asperges, accompagné d’un œuf mollet et de morilles. « Rien que pour la couleur, c’est déjà très beau de voir dans l’assiette une asperge sauvage », se réjouit une cliente. « C’est vraiment excellent », savoure une autre.
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