Le parquet de Moulins a ouvert une enquête pour provocation à la haine publique et raciale après les révélations de la plateforme collaborative Tajmaât. Le chef de la police scientifique de Moulins est soupçonné d’avoir publié sous pseudonyme des tweets racistes sur le réseau social X.
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Dans l’Allier, le chef de la police scientifique de Moulins a été suspendu à titre conservatoire, soupçonné d’avoir publié des tweets racistes, a appris ICI Pays d’Auvergne jeudi 12 mars auprès du commissariat de Moulins. Sa hiérarchie a décidé de le suspendre dimanche. Ce policier est soupçonné d’avoir publié des insultes racistes sur le réseau social X, sous pseudonyme. Une enquête est ouverte pour provocation publique à la haine raciale, confirme Eric Neveu, le procureur de la République de Moulins.
Cette enquête fait suite aux révélations de la plateforme collaborative Tajmaât, selon laquelle le compte intitulé « Shadow 03000 » a déversé des messages racistes, des menaces et incitations à la haine envers les personnes d’origine maghrébine, comme des appels à expulser de force les Algériens ou encore des menaces directes, telles que « vous aurez le choix entre le cercueil ou vous barrer ».
Depuis la révélation de l’identité potentielle du compte, des milliers de tweets ont été supprimés, mais certains ont été signalés sur la plateforme gouvernementale Pharos. L’objectif de l’enquête est donc de recenser l’ensemble de ces messages et d’identifier formellement si le compte appartient au fonctionnaire de police, précise le parquet. Il sera entendu « prochainement », selon le procureur Eric Neveu.
