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Ryan Gosling, comédien de renom, était l’invité du journal de 20 heures ce mercredi 11 mars. Il sera à l’affiche de « Projet Dernière Chance » en salle à partir du mercredi 18 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Léa Salamé : C’est une star planétaire, l’un des acteurs hollywoodiens les plus charismatiques. Il nous a éblouis dans « La La Land », dans « Drive » ou encore « Barbie ». Il sait tout faire : jouer, danser, chanter. Bonsoir, Ryan Gosling.
Ryan Gosling : Il peut tout faire, mais il ne parle pas français.
Léa Salamé : On est très contents de vous recevoir, d’autant plus que vous donnez très peu d’interviews en général quand vous sortez un film. Cependant, ce film, « Projet Dernière Chance », qui sort mercredi 18 mars prochain en salle, est l’un des films les plus attendus de l’année. Vous teniez à en parler et à le présenter vous-même au public français, car il vous tient à cœur.
Ryan Gosling : C’est le meilleur film, le plus abouti que j’ai fait de ma vie. Cela fait six ans que j’y travaille. C’est un travail de longue haleine et c’est un film très spécial. C’est un film extrêmement ambitieux et difficile, mais cela vous transporte. C’est l’histoire la plus émouvante que j’ai jamais réalisée. Ce projet, c’était un projet presque méta. Tout semblait impossible : le tournage, la mission elle-même, il fallait une équipe exceptionnelle, la meilleure du monde. C’est précisément ces gens-là que nous avons réussi à mobiliser. C’est fascinant de travailler dans un tel environnement.
Léa Salamé : Ce film, c’est l’histoire d’un professeur de sciences au lycée, un type normal qui se réveille dans un vaisseau spatial, dans une autre galaxie. C’est un cauchemar : vous vous trouvez tout seul dans ce vaisseau spatial. Cependant, vous comprenez que vous avez la mission de sauver le monde d’une extinction du soleil, et que vous n’êtes pas seul dans cette mission, puisqu’il y a un alien à côté de vous pour vous accompagner. Au début, vous le découvrez ; il va vous imiter dans vos mouvements. Très vite, vous devenez amis. Ce qui est vraiment touchant et fort dans ce film, c’est que c’est la rencontre entre deux solitudes.
Ryan Gosling : En effet, c’est extraordinaire. C’est une version du premier contact entre l’homme et l’extraterrestre, mais d’une manière totalement nouvelle. Ce n’est pas un alien ordinaire au sens où il aurait de grands yeux ou d’autres caractéristiques stéréotypées. On s’entend très bien, mais c’est une pierre qui n’a pas de visage. Tout est difficile avec lui. Les deux personnages ne peuvent pas être dans la même pièce. Ils ne peuvent pas communiquer au départ. Il y a beaucoup d’obstacles à surmonter. C’est de la science appliquée. En conséquence, cette amitié, nous avons tellement travaillé pour la développer, qu’à la fin du film, j’ai eu énormément d’émotions. Nous sommes prêts à nous sacrifier pour l’autre. Le tournage a été chronologique. J’ai passé beaucoup de jours de tournage tout seul avant de commencer la phase avec Rocky. Avant cela, je ne voulais qu’une chose : parler à quelqu’un, avoir un ami. Nous avons décidé de tourner comme ça, sans effets spéciaux. Nous avons eu recours à des marionnettistes. Rocky était là, parmi nous. Il y avait des moments où j’avais vraiment l’impression d’être ami avec un alien.
Léa Salamé : Et c’est comment d’être ami avec un alien ?
Ryan Gosling : Ça dépend avec quel type d’alien on est. Et là, cette personne-là, c’est le meilleur ami dont on peut rêver.
Léa Salamé : On pense évidemment à E.T., le chef-d’œuvre de Spielberg. Est-ce que cela a été une de vos références ?
Ryan Gosling : Je voulais faire un film pour mes enfants, un film dont ils puissent se souvenir en grandissant, une expérience au cinéma, mais sans effets spéciaux. Ce que je voulais aussi, c’est un film pour mes enfants qui présente une vision de l’avenir réaliste et optimiste. Et je me suis toujours dit que c’était quelque chose qui me touchait. J’ai eu une énorme chance de donner à la génération de mes enfants un film de cette envergure.
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