Le « 13 Heures découverte » du jeudi 5 mars vous emmène dans le sud du Maroc, dans le village d’Aït Ben Haddou, qui date du XIe siècle. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est une destination idéale pour les voyageurs en quête d’authenticité, mais aussi pour les cinéastes, de nombreux films iconiques y ayant été tournés.
Un site historique fascinant
Construit sur le versant d’une colline, le village d’Aït Ben Haddou est un trésor architectural. Ancien carrefour commercial sur la route des caravanes, il attire aujourd’hui des touristes du monde entier, comme un couple de Lyonnais, Nathalie et Christophe. Leur guide, Hassan Aït Rahou Mouma, leur explique : « Le village date du XIe siècle, c’est l’un des plus anciens de la région. Il était très important il y a longtemps. C’était une étape pour les caravanes venant du désert. »
Les merveilles du patrimoine préservé
Accompagnés par leur guide, les voyageurs suivent les traces des anciens marchands de sel, d’or et d’épices, au milieu des maisons traditionnelles. Nathalie exprime son émerveillement : « On arrive et c’est vraiment l’effet ‘waouh’, c’est incroyable. C’est resté tellement authentique, tellement comme à l’époque, donc c’est merveilleux. Ils ont vraiment préservé leur patrimoine. »
Un cadre de tournage prisé
Le sommet d’Aït Ben Haddou, une ancienne citadelle, était là où étaient conservées les ressources des villageois et des commerçants en transit. Les habitants vivaient juste en dessous. Hassan explique que « les kasbahs sont de grands bâtiments avec quatre tours, des maisons fortifiées réservées aux riches familles. » Ce paysage fait rêver les touristes, mais également les réalisateurs. Aït Ben Haddou a servi de décor pour des films cultes tels que Game of Thrones et Gladiator.
Le cinéma au service de l’économie locale
Les productions cinématographiques profitent aux habitants, souvent recrutés comme figurants. Hassan souligne : « Le cinéma, c’est une bonne chose pour le village. C’est une grande économie, car les productions utilisent des gens locaux. »/em>
Les décors font revivre l’histoire : « On se croirait au siècle dernier. J’imagine les caravanes de dromadaires qui arrivaient dans ces villages. On se croit vraiment dans un autre temps, » ajoute Nathalie.
Restauration et préservation du patrimoine
Aït Ben Haddou bénéficie de son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987. La restauration des bâtiments abîmés par le temps suit des règles strictes et des techniques traditionnelles. Sous la supervision de Daoud Baha, les briques sont façonnées, séchées au soleil et posées une par une. Daoud précise : « On a essayé de faire comme c’était avant. Les mesures et dimensions sont les mêmes. On demande aux anciens du village des détails pour nous aider à construire. »
Un savoir-faire transmis aux nouvelles générations
Les jeunes générations se réapproprient également les savoir-faire locaux. Hassan veut faire découvrir aux deux Français un art ancestral de la région, où la peinture est remplacée par du thé sucré. Pour l’artiste Bilal Baarbi, « C’est très important pour moi parce que c’est notre culture. La nouvelle génération fait un effort pour montrer aux touristes qu’on a une riche culture. »
Conclusion : Un village touristique, mais authentique
Nathalie exprime : « J’avais peur que ce soit trop touristique, mais garder ces savoir-faire ancestraux est vraiment un trésor. » Chaque année, plus de 130.000 voyageurs visitent Aït Ben Haddou, un village de terre qui témoigne des grandes routes caravanières.
