Dans « Les Experts Cinéma » cette semaine, Matteu Maestracci évoque les films « Un été à la ferme » d’Hugo Willocq et « Orwell : 2+2=5 » de Raoul Peck.
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Contexte du Film
Alors que le Salon de l’agriculture va fermer ses portes demain dimanche 1er mars à Paris, la question agricole et le quotidien souvent compliqué des éleveurs français sont au cœur de plusieurs films du moment.
Le réalisateur Hugo Willocq a fait le choix de tourner à hauteur d’enfant dans une ferme de l’Avesnois, dans le nord de la France. On y suit trois personnages principaux : Grégory, le père, et ses deux garçons, Paul et Germain, pendant (comme l’indique le titre du film) un été à la ferme.
Très attachant, avec des personnages solaires et charismatiques, le film fait un pas de côté par rapport à un quotidien agricole souvent présenté comme sombre voire catastrophique. Un été à la ferme touche juste, tout en posant des questions sur les marges et la transmission. Pour ne rien gâcher, le documentaire est magnifiquement filmé.
Présentation du Documentaire de Raoul Peck
Connu pour ses films forts et engagés, comme I am not your negro ou Lumumba, le cinéaste haïtien Raoul Peck a présenté ce documentaire au dernier Festival de Cannes. C’est peu dire que l’œuvre de George Orwell, en particulier sa célèbre dystopie 1984, n’a jamais semblé autant d’actualité à l’heure de la montée des totalitarismes, de l’imprévisibilité de certains chefs d’État (Donald Trump ou Vladimir Poutine parmi d’autres) et des menaces informatiques entre piratage et détournements d’intelligence artificielle.
Pendant près de deux heures, Raoul Peck fait dialoguer le texte d’Orwell avec des images de conflits internationaux ou de mensonges d’État, des années 1930 à nos jours, pour un résultat à la fois brillant et glaçant.
