« Entre les avions, les bruits de tronçonneuse, et de quads », capter les bruits de la forêt a été un vrai travail de patience, raconte à France Inter l’audio-naturaliste Marc Namblard. Publié le . Temps de lecture : 2 min.
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« Je ne vous cache pas que ça fait plaisir. C’est avant tout un travail d’équipe », réagit jeudi 26 février sur France Inter le preneur de son Marc Namblard, nommé à la cérémonie des César qui se tient dans la soirée, dans la catégorie « meilleur son » pour Le Chant des forêts, réalisé par Vincent Meunier.
Marc Namblard, audio-naturaliste, est l’un des preneurs de son lors du tournage, essentiellement dans les Vosges, de ce documentaire vu par plus d’un million de spectateurs depuis sa sortie le 17 décembre, et nommé également dans la catégorie « meilleur film documentaire ».
« Il nous paraissait essentiel d’évoquer toutes ces petites créatures qui peuplent nos forêts, près de chez nous, et auxquelles on ne fait pas vraiment attention », poursuit-il. « Tous ces petits cœurs qui battent », comme il est raconté dans le film, « c’est une très belle expression et il est peut-être temps de tendre l’oreille vers ces petits cœurs qui battent là-haut », ajoute-t-il.
Et si l’on entend aussi bien un froissement d’ailes ou des cris d’oiseaux, c’est parce que le son n’a pas été enregistré en même temps que l’image, explique Marc Namblard : « Vincent Meunier est venu filmer les oiseaux et moi je suis venu sur le même site, quelques heures après, pour installer des micros et enregistrer le même type de comportement que celui qu’on a à l’image », détaille-t-il.
Le son et l’image sont ensuite assemblés en post-production. Marc Namblard enregistre les sons de la nature depuis l’enfance, mais ça fait longtemps qu’il a troqué son magnétocassette contre du matériel plus sophistiqué. Il travaille avec « un micro parabolique très adapté au chant des oiseaux ». Par conséquent, « l’oiseau qui est à 20 mètres en haut de l’arbre va nous paraître beaucoup plus proche ».
Sa hantise durant un tournage était le survol de la forêt par des avions : « Il faut produire beaucoup d’enregistrements pour espérer avoir des belles choses entre les avions, les bruits de tronçonneuse, et de quads », rappelle le preneur de son.
