Bien que la liste des discussions soit longue, ce déplacement semble être une éclaircie dans le ciel orageux des relations entre Paris et Alger.
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La liste des explications est longue. La question des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), la lutte contre le terrorisme et le cas de Christophe Gleizes sont au programme des discussions. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, est attendu lundi 16 et mardi 17 février en Algérie, comme l’a indiqué son entourage à l’Agence Radio France, jeudi 12 février.
Après des mois de tensions, cela ressemble à une éclaircie dans le ciel orageux des relations entre Paris et Alger. Il y a quelques jours, Laurent Nunez a affirmé avoir reçu une invitation de son homologue algérien, Saïd Sayoud, alors que la coopération sécuritaire et migratoire est au plus bas, sur fond de désaccords profonds entre les deux pays. Il s’est entretenu avec son homologue pour préparer cette visite, ajoutant que les échanges sécuritaires ont déjà repris entre les deux pays.
Objectifs des discussions à venir
Au menu des discussions, la question des Algériens en situation irrégulière en France, sous le coup d’une OQTF, figure en haut de l’agenda ministériel. La lutte contre le terrorisme et le narcotrafic sera également abordée, sans oublier le cas de Christophe Gleizes.
Ce journaliste sportif a été arrêté en mai 2024 alors qu’il préparait un article sur la JS Kabylie, le club de football le plus titré du pays. Sa famille a pu le visiter début février, après son transfert de Tizi Ouzou vers une prison d’Alger. Paris attend un geste des autorités algériennes pour relancer une relation bilatérale déjà très tendue.
Contexte des relations franco-algériennes
Les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées depuis l’été 2024, en raison de la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, un territoire contesté par l’Algérie. Les tensions franco-algériennes se sont multipliées ces deux dernières années, avec des incidents tels que l’enlèvement d’un influenceur algérien opposant au régime d’Abdelmadjid Tebboune en avril 2024, la mise en examen d’un agent consulaire algérien en avril 2025 ou encore l’expulsion de douze agents de l’ambassade française à Alger.
Le dernier déplacement d’un ministre de l’Intérieur en Algérie remonte à fin 2022 lors de la visite de Gérald Darmanin. Son successeur, Bruno Retailleau, a exacerbé les crispations, en s’opposant régulièrement sur des questions telles que la libération de l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré pendant près d’un an pour ses prises de position sur son pays natal.
