L’ancienne patineuse Surya Bonaly a récemment évoqué l’importance de son saut arriére, le « backflip », qu’elle avait réussi à réaliser il y a 30 ans lors des Jeux olympiques de Nagano en 1998. Ce saut, qui avait été jugé interdit en compétition, pourrait faire son retour lors de la finale de patinage artistique ce vendredi. Elle a partagé ses réflexions sur le sujet lors d’une interview sur France Culture.
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(ERIC FEFERBERG / AFP)
Dans son entretien, Bonaly a exprimé sa satisfaction de voir le patinage artistique évoluer, en particulier grâce à la réintroduction du « backflip », qui a été interdit de 1976 à 2024 en raison de sa dangerosité. Les patineurs actuels, dont Ilia Malinin et Adam Siao Him Fa, sont pressentis pour exécuter cette figure lors de la finale de ce soir.
Malinin et Siao Him Fa occupent respectivement les première et troisième places à l’issue du programme court. Bien que le salto arriére ne rapporte pas de points supplémentaires, il constitue un élément que les athlètes peuvent ajouter à leur programme.
Bonaly a noté que, malgré la perception extérieure que le patinage restait stagnant, il y a bien eu des évolutions. Elle a également rappelé sa propre expérience lors des Jeux olympiques de 1998, où elle fut la première à réussir cette figure en atterrissant sur un seul pied. Ce saut lui a valu le surnom de « Bonaly ».
« Je l’ai fait il y a 30 ans et je pense que c’est important pour le sport », a-t-elle déclaré, faisant référence à la pénalité qu’elle a reçue pour avoir exécuté ce saut interdit à l’époque, ce qui l’a reléguée à la 10ème place. Bonaly a insisté sur la nécessité d’innover dans le sport : « Au nom du sport, on a besoin de s’élever, d’évoluer chaque fois, d’aller plus haut, plus loin, et d’avoir un challenge. »
En réfléchissant à son parcours, Bonaly a constaté que si elle avait été un homme, sa performance n’aurait peut-être pas suscité les mêmes réactions. Cependant, malgré les critiques qu’elle a reçues, elle a choisi de ne pas en garder d’amertume : « C’est passé, c’est fait. »
