L’artiste, mort en 1997, aura marqué l’histoire de la musique avec un seul album. Le documentaire It’s Never Over, Jeff Buckley revient sur sa carrière et se focalise sur sa musique, sans faire l’impasse sur ses démons.
Publié le
Temps de lecture : 2 min
(REBECCA SAPP / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Presque 30 ans après sa mort, la musique de Jeff Buckley continue de circuler et d’impressionner. It’s Never Over, Jeff Buckley, en salles depuis le mercredi 11 février 2026, revient sur la carrière d’un chanteur et musicien de génie, auteur d’un seul album considéré comme un chef-d’œuvre, et qui a dû se battre contre de nombreux démons. Le film présente sept morceaux originaux et trois reprises, dont un titre emprunté à Leonard Cohen, absolument bouleversant.
La voix, le charisme, la beauté et l’intensité de Jeff Buckley, âgé de 28 ans au moment de la sortie de son premier et unique album, Grace, en 1994, sont au centre de ce documentaire. Le jeune homme vient de signer avec une maison de disques et sa musique s’apprête à déferler sur le monde.
En s’emparant de son histoire, la réalisatrice Amy Berg, qui avait déjà exploré un destin tragique avec un documentaire sur Janis Joplin, s’est donnée une mission : « Avec ce film, je me suis dit que je voulais une expérience immersive qui reproduirait ce que ça m’a fait d’écouter son album pour la première fois. Je voulais me focaliser sur sa musique. »
La musique, omniprésente à l’écran, celle que Jeff Buckley écrit, compose et chante, notamment lors d’un concert devenu culte au Bataclan, le 11 février 1995.
Mais il y a derrière toute la fragilité d’un artiste sensible, mal à l’aise, sur qui le succès va avoir des effets délétères. « Amour, colère, dépression et Led Zeppelin », les quatre piliers de son art, déclare-t-il en riant. Un pilier que n’a jamais été son père, Tim Buckley, musicien de génie lui aussi, qui l’a très tôt abandonné avant de mourir d’une overdose. Ce père, que Jeff Buckley trimballait comme un fardeau, le travaillait au plus profond de lui.
Amy Berg poursuit : « Ça le travaillait, il voulait en savoir plus, et en même temps, il ne le voulait pas, il tentait constamment de trouver un équilibre. Vous savez, monter sur une grande scène et entendre à chaque fois quelqu’un lui demander une chanson de Tim Buckley, c’était un traumatisme pour lui. Mais dans quelques interviews que nous avons utilisées dans le film, il disait aussi apprendre à voir le bon côté de son père, et c’était un vrai challenge. »
Sa mère, d’anciennes petites amies, ses
FONTE
