Lundi soir, un adolescent de treize ans a été agressé porte de la Chapelle à Paris. Lors de cet incident, des propos antisémites auraient été tenus. Un homme de 19 ans a été placé en garde à vue, mais a été relâché par la suite car il n’y avait pas « assez d’éléments à charge ».
Contexte de l’agression
Tout commence dans la soirée de lundi, lorsque la police intervient avenue de la porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de la capitale. La victime, un jeune adolescent, rapporte qu’il tenait sa kippa à la main en se rendant à la synagogue lorsqu’il a été agressé par cinq individus qui lui ont pris sa veste et lui ont intimé de vider ses poches.
Les détails de l’incident
Selon le parquet, l’adolescent a été la cible de violences physiques, ayant reçu divers coups aux jambes et au visage. Il a également été menacé avec un couteau pointé à sa gorge avant de se faire voler ses écouteurs.
Enquête et arrestations
Le lendemain de l’agression, un jeune homme de 19 ans a été placé en garde à vue. Ce dernier conteste les faits, affirmant avoir été avec sa mère au moment de l’incident. De plus, le témoin qui croyait l’avoir identifié n’a pas pu le reconnaître plus tard. Les vêtements du suspect ne correspondaient pas à ceux visibles sur les images de vidéosurveillance, ce qui a conduit à sa libération.
Précisions apportées par la victime
Depuis les événements, l’adolescent a fourni plusieurs détails supplémentaires. Il aurait été présent sur les lieux pour vendre un blouson avant d’être contraint de suivre ses agresseurs, qui s’étaient emparés de sa veste. Il a également déclaré avoir été en possession d’un couteau, alors que ses agresseurs en utilisaient un autre contre lui.
Suivi de l’enquête
Le parquet a précisé que l’exploitation des images de vidéosurveillance a montré un groupe de quatre personnes discutant avec la victime avant de se diriger avec elle, sans contrainte apparente, vers l’allée où l’agression a eu lieu. L’enquête, ouverte pour vol avec arme et violences en réunion, aggravée par la discrimination, se poursuit afin d’identifier et d’interpeller les autres individus impliqués.
