Cette mobilisation historique des employés du géant du jeu vidéo français vise à protester contre un plan d’économies austère et la forte restriction du télétravail décidée par la direction. Ce mouvement social a eu lieu le mardi 10 février 2026, où près de 1.200 salariés se sont rassemblés devant le siège d’Ubisoft à Saint-Mandé (Val-de-Marne) pour exprimer leur mécontentement.
Publié |
Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La grève au sein d’Ubisoft a mobilisé près de 1.200 salariés sur les 3.800 que compte le géant du jeu vidéo en France, ce qui représente le plus important mouvement social qu’a connu le groupe, en pleine réorganisation. Au cours de la manifestation, une centaine d’employés ont exigé que la direction revienne sur son projet de retour à cinq jours de présentiel par semaine, alors qu’ils étaient déjà en télétravail.
A Bordeaux, une trentaine de salariés ont également battu le pavé devant le studio implanté dans le quartier de La Bastide. Laura Turban, représentante du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), a déclaré que cette mesure est « un moyen de pousser les employés vers la sortie ». Ce revirement sur le travail à distance a été annoncé en janvier dans le cadre d’une réorganisation plus vaste de l’entreprise.
En proie à des difficultés financières, l’éditeur des jeux Assassin’s Creed, Just Dance ou encore Far Cry cherche à se relancer dans un marché devenu de plus en plus compétitif. Ce grand chambardement interne s’accompagne d’une nouvelle cure d’austérité de 200 millions d’euros sur deux ans, ainsi que de l’annulation de plusieurs jeux. Fin janvier, le groupe a également annoncé un projet de plan de départs volontaires visant 200 postes au siège via une rupture conventionnelle collective.
Des rassemblements ont aussi eu lieu à Montpellier, Annecy et Lyon. Un piquet de grève a été mis en place devant le studio de Milan. Les syndicats ont appelé à poursuivre le mouvement jusqu’à jeudi.
