Le 6 février 2026, le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy a annoncé que trois hommes âgés de 18 à 24 ans avaient été mis en examen en lien avec une fusillade survenue fin juin 2024 lors d’une fête de mariage à Thionville (Moselle). Cet incident tragique avait fait deux morts et plusieurs blessés parmi les convives.
Détails de l’incident
Lors de l’événement, une centaine de personnes se trouvaient présentes lorsque trois individus cagoulés, vêtus de noir, ont fait irruption et ouvert le feu avec une arme de poing, un fusil kalachnikov et un fusil à pompe, avant de prendre la fuite. Au total, quatre personnes avaient été touchées ; deux d’entre elles n’ont pas survécu à leurs blessures.
Les enquêteurs sur la trace des tireurs
L’exploitation des vidéosurveillances a révélé que les tireurs avaient été déposés à l’arrière de la salle par un quatrième individu au volant d’un véhicule. En plus des deux personnes décédées, plusieurs convives ont également subi des blessures légères causées par des éclats de verre ou ont été fortement choqués par l’événement.
Accusations et contexte criminel
Les trois suspects sont mis en examen pour « meurtres en bande organisée, tentatives de meurtres en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la commission d’un crime », selon un communiqué du parquet. Un premier individu, âgé de 27 ans, avait déjà été interpellé dans la région nancéenne le 8 octobre 2024 et avait été placé en garde à vue provisoire.
Les investigations indiquent que la fusillade serait liée à un conflit de « clans » dans un contexte de trafic de stupéfiants, soulignant la gravité de cette situation et la complexité des réseaux criminels impliqués.
Cette affaire soulève des questions inquiétantes sur la sécurité lors de célébrations publiques et la persistance de la violence liée aux trafics de drogue en France.
