Quatre personnes suspectées d’espionnage en faveur de Pékin, dont deux ressortissants chinois, ont été interpellées en Gironde, le samedi 31 janvier 2026. Cette information a été confirmée par le parquet de Paris, mercredi 4 février 2026, après qu’elle a été révélée par le journal Le Parisien.
Sous surveillance
Les personnes interpellées avaient loué un logement via AirBnB et sont suspectées d’être impliquées dans une opération de captation de données satellitaires du réseau Starlink, notamment militaires. Les riverains avaient précédemment constaté le déploiement d’une parabole d’environ deux mètres de diamètre, corrélée à une déconnexion internet, selon le communiqué du parquet.
Enquête et perquisition
Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert un système d’ordinateurs reliés à des antennes paraboliques permettant la captation de données satellitaires. L’Agence nationale des fréquences radios a également constaté l’utilisation illégale de fréquences et la détention illégale de dispositifs techniques de captation de données informatiques. Le dispositif mis en place a permis d’intercepter illégalement le flux descendant des satellites, notamment des échanges entre entités militaires d’importance vitale.
Identités et implications
Les deux occupants du logement, de nationalité chinoise, avaient déclaré dans leur demande de visa travailler comme ingénieurs pour une entreprise consacrée à la recherche et au développement d’équipements et de systèmes de communication sans fil. Deux autres personnes ont été interpellées alors qu’elles se présentaient dans le logement, suspects d’avoir procédé à l’importation illégale du matériel. Un box Starlink usagé et un boîtier permettant d’afficher la réception satellitaire ont été découverts dans leur commerce.
Des conséquences juridiques
L’enquête, dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, a été confiée à la Direction générale de la Sécurité intérieure. L’information judiciaire porte spécifiquement sur les infractions de livraison d’informations à une puissance étrangère, une entreprise ou une organisation étrangère de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Quatre personnes ont été présentées au juge d’instruction en vue de leur mise en examen, et la détention provisoire a été requise pour deux d’entre elles.
