Le 3 février 2026 marquera un événement mondial incontournable pour beaucoup : la dixième édition de la Coupe du monde des Traiteurs. Cette compétition, référence dans le secteur des métiers de bouche, se déroule tous les deux ans. France Télévisions a suivi l’une des équipes françaises lors des qualifications pour les finales.
Coup d’œil sur une compétition exigeante
Tension maximale dans les cuisines. Geoffrey Gane-Hache, traiteur et capitaine de l’équipe, admet : « Ce n’est pas que je m’attendais à quelque chose de plus facile, c’est que je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi difficile. » En effet, Geoffrey, spécialisé dans le salé, et sa femme, Lauriane Doll, chargée de la pâtisserie, doivent participer à un marathon de 8 heures pour concocter une entrée, un plat et un dessert, sous l’œil intransigeant du jury et de leur coach.
Un défi culinaire majeur
Christopher Hache, chef cuisinier et coach de l’équipe, souligne : « Disons que, là, on a eu une étape un peu importante, c’est très délicat, c’est très fin, c’est très technique, donc ça demande beaucoup de délicatesse. Donc, même si ça a été répété à l’entraînement, on a toujours un peu la peur que ça se casse, que ça se fissure. »
Ce concours est ouvert à tous les professionnels des métiers de bouche. L’enjeu ? Représenter la France au concours mondial qui se tiendra l’an prochain. Le challenge est d’autant plus significatif que la France a remporté le dernier concours. Dans les Alpilles, à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône), le couple et leur coach se sont entraînés pendant trois mois. Si le plat et les ingrédients sont imposés, les recettes, elles, sont entièrement libres. Par exemple, pour un Wellington, on peut entendre : « Le filet mignon de cochon qui est à l’intérieur a été pré-salé avec du thym et du poivre, et autour, il a été pané à l’anglaise. »
À la recherche de l’excellence
Après 40 essais, la recette semble être la bonne ; le verdict auprès de leurs amis est entendu : « C’est vrai que la cuisine de traiteur, souvent, il y a quand même un goût de traiteur qui est là. Et là, c’est vrai qu’on ne l’a pas, donc c’est plus cuisiné. C’est ce que j’apprécie. » Lauriane Doll, traiteuse pâtissière, a également élaboré un dessert : une pavlova revisitée avec des fruits exotiques. « Il y a une meringue suisse qui vient faire le contour et à l’intérieur, c’est une meringue française qui est cuite à plus haute température. Et ça lui donne un petit côté un peu biscuité. »
Le compte à rebours final
De retour dans les cuisines du concours, le couple sait qu’il ne leur reste que quelques minutes avant de finaliser leur plat. Ils découvriront ce mardi soir s’ils auront l’honneur de représenter la France lors du prochain concours mondial.
