La presse israélienne affirmait vendredi matin que l’armée avait pris en compte l’estimation fournie par le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas. Toutefois, le porte-parole de l’armée israélienne a démenti cette information.
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L’armée israélienne a nié, vendredi 30 janvier, avoir repris à son compte le bilan avancé par les autorités de Gaza de plus de 71.000 Palestiniens tués dans le territoire depuis le 7 octobre 2023, comme l’avait affirmé la presse nationale. « Tsahal précise que les informations publiées ne reflètent pas (ses) données officielles », a écrit sur X le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée israélienne. « Toute publication ou information à ce sujet sera diffusée par des canaux officiels et appropriés », a-t-il ajouté.
Dans son dernier compte rendu, publié mercredi, les autorités sanitaires de Gaza ont indiqué qu’au moins 71.667 Palestiniens avaient perdu la vie à cause des tirs ou des frappes de l’armée israélienne depuis deux ans et trois mois. Le quotidien israélien Haaretz a affirmé jeudi, sans citer de source, que l’armée avait accepté cette estimation. D’autres journaux israéliens ont ensuite relayé cette information, reprise par des médias internationaux, dont Franceinfo.
Israël n’a jamais, jusqu’à présent, accepté les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas. Ces chiffres ont été jugés fiables par de nombreuses organisations internationales, dont l’ONU, et Israël n’a jamais pu fournir de preuves contredisant ce décompte. Les chiffres rendus publics par le Hamas ne recensent que les personnes tuées dans les bombardements israéliens ou les combats. Ils ne tiennent pas compte des morts dont les corps n’ont pas été extraits des décombres d’un territoire dévasté par les frappes ni des décès indirects causés par la guerre.
