Dès le début du mois de janvier, Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne a ouvert son premier centre de soins qui ne cesse d’accueillir des patients. Le jour de son ouverture, de nombreux habitants ont commencé à faire la queue dès cinq heures du matin, dans cette région considérée comme un désert médical.
Une Attente Chaude de Patients
Le jour J, plusieurs centaines de personnes se sont alignées devant le centre de santé, espérant y trouver un médecin traitant après des années d’errance médicale. Par exemple, une femme a partagé son expérience, déclarant avoir attendu « quatre heures pour avoir un médecin traitant. J’espère juste pouvoir aller au travail tout à l’heure et ne pas avoir à poser une journée de RTT« .
Situation Médicale dans la Région
Comme dans d’autres départements, la Seine-et-Marne fait face à une baisse des vocations médicales, avec seulement six médecins généralistes pour 10.000 habitants. À peine à une quarantaine de kilomètres de Paris, la situation est préoccupante.
Selon Doctolib, parmi tous les médecins répertoriés à Moissy-Cramayel, un seul propose des créneaux disponibles, mais seulement à partir de 21 heures. L’ouverture d’un centre de soins non programmés ne suffit pas à répondre à la demande croissante.
Durée et Reportage
Durée de la vidéo: 00h01mn56s

Reportage de Farid Benbekaï et Philippe Aliès. © France 3 Paris Île-de-France
Une Salle d’Attente Débordante
La salle d’attente du centre déborde; il n’y a pas assez de place pour tout le monde. Certains patients se présentent avec plusieurs cartes Vitale pour inscrire toute la famille. Michèle, accompagnée de son mari, témoigne que pour eux, « c’est une question de vie ou de mort« , après avoir subi un AVC et d’autres problèmes de santé graves.
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Un Besoin Médical Urgent
Ce centre est le troisième du genre à ouvrir en Seine-et-Marne depuis 2022, après les établissements de Châtelet-en-Brie et Saint-Mammès. Pour Line Magne, la maire de cette commune de plus de 18.000 habitants, l’ouverture du centre était nécessaire : « On n’avait plus que deux ou trois médecins généralistes. Ce n’est pas suffisant« .
Financement et Rémunération
Financé par les collectivités à hauteur de 1,3 million d’euros, le centre est géré par une association et compte quatre médecins, dont trois généralistes. Chaque médecin est salarié avec une rémunération à plein temps de 5.500 euros par mois. Roger Le Bloas, président de l’association, indique qu’ils sont « payés douze mois sur douze et ont une garantie d’emploi« .
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Les Défis à Venir
Pour le docteur Olivier Striebig, intégrer cette structure lui permet de se concentrer sur la santé des patients, étant « délesté des tâches administratives« . Malgré l’essor du centre, l’inscription est désormais sur liste d’attente, dans un contexte où la population augmente et vieillit tandis que les médecins ne sont pas remplacés. D’après l’URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé), seuls 354 des 666 médecins franciliens partant à la retraite en 2024 ont été remplacés, ce qui soulève d’importantes inquiétudes.
Avec Farid Benbekaï et Philippe Aliès.
