Toute cette semaine, franceinfo sport s’intéresse aux Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina en Italie, qui se dérouleront du 6 au 22 février 2026. Un coup de projecteur est porté sur les équipes de France de hockey sur glace, qui font coup double cette fois-ci. En effet, les filles vont disputer leurs premiers JO, tandis que les garçons feront leur retour 24 ans après leur dernière participation olympique, à Salt Lake City. Yorick Treille, ayant déjà été joueur aux JO, se confie aujourd’hui au micro de Xavier Montferrand en tant que sélectionneur de l’équipe de France.
Une première expérience pour l’équipe féminine
franceinfo : L’équipe de France de hockey sur glace va découvrir les JO, en Italie. Pour vous, ce n’est pas tout à fait une première.
Yorick Treille : J’ai connu cela une fois en tant que joueur. En tant qu’entraîneur, c’est différent. Je suis content pour les athlètes qui sont là depuis longtemps, c’est un objectif de carrière pour des gars qui sont présents depuis presque 20 ans et qui n’ont jamais connu cela. En tant qu’entraîneur, je suis conscient que c’est une grosse responsabilité de préparer ces joueurs à un grand, grand challenge. Participer, c’est une chose, après, il faut être compétitif. Le niveau de concurrence et de compétition est quelque chose de nouveau pour tout le monde. Il y a un petit côté inconnu, mais nous y allons avec l’intention de gagner du respect dans la cour des grands.
Un cap clairement défini pour les JO
Est-ce que vous êtes fixé un cap sur ces JO ?
Oui, le cap est fixé, c’est-à-dire que nous connaissons déjà la configuration du tournoi. Nous savons que nous avons trois gros matchs, en commençant par un affrontement contre la Suisse. La Suisse fait partie des grandes équipes et peut battre le Canada n’importe quel soir. C’est une équipe qui possède plus de talent que nous, ils ont plus de qualité. Toutefois, nous croyons également en nos forces lors de chaque match.
Des objectifs ambitieux pour chaque match
Nous avons des matchs où nous devrons tout donner face aux Tchèques et aux Canadiens, qui sont également des grandes nations. Ce sera une expérience significative qui nous préparera pour le match des huitièmes de finale. Il faudra performer le jour J, c’est ça, les Jeux Olympiques. Je pense que la pression sera davantage sur nos adversaires, et nous aurons la chance de jouer libérés, sans rien à perdre. Nous n’excluons pas la possibilité de créer une surprise et de rentrer dans les quarts de finale.
Un défi pour l’équipe de France
Au-delà de cela, nous avons beaucoup à gagner. L’équipe de France va progresser au cours de ce tournoi, et chaque joueur en sortira grandi, ayant fait face à une forte adversité. Peu importe le résultat, nous sommes déterminés à progresser à travers ces matchs, à gagner du respect, à rendre la vie difficile à nos adversaires et à nous battre sur chaque palet, du début à la fin. C’est ça, notre objectif.
