Les inondations récentes ont eu un impact significatif sur la région Centre-Val de Loire, touchant particulièrement les agriculteurs. Quelles sont les mesures d’indemnisation disponibles et comment les agriculteurs peuvent-ils faire face à cette crise ?
Une situation préoccupante pour les agriculteurs
Parcelles inondées, sol saturé d’eau et premières pousses abîmées… Les agriculteurs touchés par les inondations s’inquiètent pour leurs futures récoltes. Jean-Christophe Huré, céréalier en grande culture à Juranville dans le Loiret, explique que la quantité de pluie tombée en une période courte de 8 à 10 jours altère significativement les cultures, « jusqu’à détruire à 100 % certaines zones, notamment lorsque la culture est sous l’eau depuis 8 à 10 jours ». Même si, dans le Loiret, les agriculteurs sont moins touchés qu’en Indre-et-Loire, l’inquiétude demeure présente.
Réaction officielle et mesures d’aide
Pour rassurer la profession, la Ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé sur X (ex-Twitter) la mise en place du dispositif « calamité agricole ». Dans son post du jeudi 19 février, elle précise que « pour les pertes de récolte, l’indemnité de solidarité nationale viendra en aide aux agriculteurs particulièrement sinistrés. Les services de l’État accompagnent dès aujourd’hui les agriculteurs concernés dans ces démarches ».
Le régime de calamité agricole a des règles bien précises. Il vise à assurer les agriculteurs ayant subi des pertes de récoltes ou de fonds à la suite d’un événement d’origine climatique. C’est le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) qui débloque les sommes pour les agriculteurs touchés. Cependant, l’État décide des zones concernées. Au moment de l’annonce de la ministre, 14 départements étaient en vigilance orange aux crues et inondations : La Charente, la Corrèze, la Dordogne, l’Ille-et-Vilaine, l’Indre-et-Loire, le Morbihan, l’Orne, la Sarthe, la Vendée, la Vienne, Haute-Vienne, la Gironde, les Landes, et Lot-et-Garonne. Cinq départements étaient en vigilance rouge : Loire-Atlantique, la Gironde, le Lot-et-Garonne, la Charente-Maritime, et le Maine-et-Loire. Les agriculteurs dans ces départements pourront probablement déposer une demande d’indemnisation auprès des services de l’État.
Les tempêtes Nils et Pedro ravagent une partie de la France depuis la semaine dernière et ont causé des dommages importants, notamment sur de nombreuses exploitations agricoles.
Options pour les agriculteurs non couverts par les calamités agricoles
Pour les autres départements, les agriculteurs et les éleveurs devront se tourner vers leur assurance privée. Il existe une « assurance multirisques climatique des récoltes », dont une partie de la prime ou des cotisations d’assurance est également prise en compte par l’État via le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) et le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA).
Évaluation des dommages et prochaines étapes
L’heure n’est pas encore aux calculs savants, mais plutôt au bilan. Il faudra attendre que l’eau quitte les parcelles, maisons et terrains pour évaluer l’étendue des dégâts. Cela marquera le début d’une phase délicate de constatation et d’indemnisations pour les professionnels touchés.
