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Déjà affecté par un incendie en 2022, le camping de Salses-le-Château, dans les Pyrénées-Orientales, a été balayé par la tempête Nils. Une centaine d’arbres déracinés, terrasses et pergolas cassées… Les propriétaires lancent un appel à la solidarité. Connaissances, inconnus, bricoleurs, professionnels, agriculteurs viennent en aide.
Les terribles conséquences de la tempête Nils
Peut-il sortir quelque chose de bon de la tempête Nils ? Dans les Pyrénées-Orientales, les secours ont effectué plus de 1.000 interventions et mobilisé 340 sapeurs-pompiers sur le terrain avec l’appui de colonnes de renfort venues de l’Hérault et de la Haute-Garonne.
Heureusement, il n’y a pas eu de blessés graves. En revanche, des camions se sont renversés sur l’autoroute A9, des vérandas et maisons ont été endommagées, le toit de la cave coopérative de Pollestres a été arraché et plus de 500 arbres ont été déracinés rien qu’à Perpignan.
Sur la commune de Salses, à l’extrémité nord du département, le vent a également soufflé très fort. À quelques kilomètres à peine, à Leucate, les rafales ont atteint 158 km/h. Une grande partie des arbres du camping « Le bois de pins » ont été terrassés.
« On a une centaine de pins au sol. Il y en a partout, ça fait peine à voir », explique Annie Puy, salariée de ce camping de 100 emplacements depuis six ans. Malgré l’énergie qu’elle dégage, on perçoit dans sa voix une pointe de découragement.
Il faut dire que ces dernières années, le camping de Salses n’a pas été épargné, avec quatre ans de sécheresse et l’incendie de 2022 qui avait ravagé plus de 1.000 m², entre Opoul-Périllos et Salses-le-Château. « Le bois de pins » était alors passé à deux doigts de la catastrophe.
Jeudi 12 février 2026, le sort s’acharne avec la tempête Nils. Les dégâts sont importants mais Annie tente de se concentrer sur les points positifs. « On a des terrasses et des pergolas impactées mais aucun de nos mobil-homes n’a été détruit. » Un soulagement pour l’équipe du camping, quatre personnes en basse saison et jusqu’à dix au plus fort de l’été.
Depuis ce vendredi matin, patrons et employés sont à pied d’œuvre pour effacer les stigmates de la tempête Nils. Mais la somme de travail est « titanesque, presque monstrueuse », publiait hier soir le camping sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, un appel à l’aide est lancé.
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Le camping lance un appel à l’aide • © Camping « Le bois de pins »
Toujours plus de commentaires d’encouragement affluent sur les réseaux. « De tout cœur avec vous », écrit Pascal depuis la Bretagne, « on ne peut que vous envoyer des forces mentales ». « On serait bien venu, grosse pensée pour vous tous », publie aussi Frédérique qui habite en Normandie.
Plus à proximité, Nico se porte volontaire : « Comment puis-je être utile ? Je suis à Claira ». Virginie ajoute : « mon mari ne viendra que samedi car il est couvreur zingueur et il aura énormément de travail ». Quant à Michel, il est décidé : « j’ai une tronçonneuse, je pense venir en fin de matinée et l’après-midi. »
Des mots qui mettent du baume au cœur, la direction du camping répond : « Le fait de se sentir soutenus nous donne la force et le courage de continuer malgré les obstacles qui se répètent. Les témoignages d’affection de nos familles, amis, clients et même d’inconnus nous donnent la motivation de nous lever demain et d’aller affronter un travail titanesque, presque monstrueux. »
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A Salses-le-Château (Pyrénées-Orientales), le camping « le bois de pins » lourdement impacté par la tempête Nils ce jeudi 12 février 2026. • © Camping « Le bois de pins »
Force est de constater que plusieurs personnes se sont spontanément mobilisées au lendemain de la tempête, déni à ceux qui croient que la solidarité est une valeur à l’agonie. « Ce matin, une quinzaine de personnes sont venues nous aider. Quinze autres nous ont dit venir cet après-midi et pareil ce week-end. »
Un élan solidaire et désintéressé, quelques connaissances mais aussi beaucoup d’inconnus. Des gens d’ici et d’ailleurs, commente Annie : « On a des personnes qui arrivent du département mais aussi de l’Aude, de Narbonne. »
À son arrivée au camping, plusieurs bénévoles sont déjà là, tronçonneuses et autres outils à la main. Un moment très émouvant pour l’équipe du camping. « Ça nous touche énormément. C’est magnifique. On avait les larmes aux yeux en voyant les gens. On met toutes nos forces pour pouvoir ouvrir dans un mois et demi en toute sérénité, sécurité et splendeur des lieux. Dans notre métier, on sait qu’on a six mois pour faire la saison. »
Des agriculteurs se sont également portés volontaires ce vendredi après-midi, avec tracteurs et autres engins. Une aide précieuse pour évacuer la centaine d’arbres qui jonchent le sol du camping « Le bois de pins ». Beaucoup de travail reste encore à faire et toute
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