La plateforme d’orientation Parcoursup ouvre sa phase de vœux, ce 19 janvier 2026. Un moment déterminant pour de nombreux lycéens et étudiants qui souhaitent intégrer une nouvelle formation. Voici des témoignages à La Rochelle, en Charente-Maritime.
Le stress et l’angoisse prévalent
« Personnellement, ça ne me stresse pas beaucoup, mais je sais que c’est le cas pour certains », assure Nolhan Chenaux. À la veille de l’ouverture de la phase d’inscription et de formulation des vœux sur la plateforme Parcoursup, le lycéen est déjà prêt.
Mais pour beaucoup, passer par le site, qui décidera de l’orientation de près d’un million de lycéens français, est source d’angoisse. « Parcoursup, c’est stressant. Il faut formuler ses vœux, rédiger ses lettres de motivation et attendre les jurys. On sait, en plus, qu’il n’y a pas beaucoup de places pour ce qu’on souhaite vraiment », témoigne Ambre Lambert, actuellement en faculté de Lettres à La Rochelle.
Depuis le 17 décembre, la plateforme Parcoursup a ouvert ses portes afin de présenter l’offre de formation. Une première étape essentielle pour que chacun puisse avoir une idée de ses souhaits avant l’ouverture de l’étape des vœux, le 19 janvier 2026. « J’ai déjà sélectionné plusieurs établissements, mais mes vœux sont encore en cours », indique Nolhan Chenaux, élève en terminale au lycée Léonce Vieljeux de La Rochelle.
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Lors de la dernière session de Parcoursup, 18 % des étudiants ont dû se réorienter. • © France Télévisions
Des parcours variés et des témoignages poignants
Le jeune homme de 17 ans n’est pas tellement stressé : « J’aimerais faire un BTS en commerce international. Pour ceux qui visent des prépas ou des écoles plus sélectives, c’est forcément plus compliqué. » Cependant, nombreux sont ceux à garder de mauvais souvenirs de l’expérience Parcoursup.
L’an dernier, parmi les 980.000 candidats inscrits sur Parcoursup au niveau national, environ 18 % ont dû se réorienter. C’est notamment le cas de Meline Birot, qui souhaite devenir architecte d’intérieur. Pour elle, le stress a duré très longtemps. Refusée de tous ses vœux fin août, elle ne savait pas encore où elle allait étudier. « J’ai mis tous mes vœux dans les lycées qui pouvaient me prendre, but je n’ai pas trouvé d’alternance », se souvient-elle. « J’ai fini par trouver une école privée à Angers, mais ce n’était pas du tout sur Parcoursup. C’était très compliqué et frustrant. »
Ambre Lambert, quant à elle, a réussi à être acceptée en faculté de Lettres, conformément à ses souhaits. Elle a bénéficié de conseils pour réussir cette étape délicate : « Dans mon lycée, ils nous conseillaient pour réussir, je les ai appliqués et voilà », s’écrie-t-elle.
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Afin d’intégrer l’Université de La Rochelle, le passage par la plateforme Parcoursup est obligatoire. • © Angèle Bataller – France Télévisions
Le rôle crucial des enseignants
Lors de cette étape, les professeurs jouent un rôle fondamental. « Au début, nos professeurs nous ont bien pris en charge », se rappelle Yanis Aupy, aujourd’hui en première année de STAPS à Angoulême. « J’ai stressé vraiment deux jours avant les résultats. J’avais peur de décevoir mes parents, mais j’ai été accepté dans ce que je voulais. »
Pour atténuer le stress, les établissements cherchent à préserver la sérénité des élèves : « Nos professeurs en ont beaucoup parlé pour qu’on se renseigne, mais aussi pour qu’on ne se mette pas trop la pression », raconte Nolhan Chenaux.
Les candidats ont jusqu’au 12 avril pour formuler et confirmer leurs vœux d’orientation, avant que ne s’ouvre la période stressante d’attente des résultats.
