Deux suspects ont été interpété et ont nié les faits qui leur sont reprochés. Ils ont été présentés vendredi après-midi à un juge d’instruction après avoir été arrêtés à Nice et en Seine-et-Marne.
Publié et mis à jour , cet article met en lumière une affaire d’antisémitisme qui secoue la ville de Nice.
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Deux hommes, nés respectivement en 1988 et 1990, ont été interpellés dans le cadre d’une enquête ouverte après la découverte d’une tête de cochon et d’une affiche à caractère antisémite devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Cette information a été confirmée par le parquet de Nice, qui a annoncé la mise en examen des deux hommes.
Les suspects, de nationalité tunisienne, ont été arrêtés à Nice pour l’un et en Seine-et-Marne pour l’autre. Ils nient les faits et doivent être présentés à un juge d’instruction, indique le parquet de Nice. Une enquête a été ouverte pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique » ainsi que pour « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion ».
Après avoir été entendus à plusieurs reprises, le suspect né en 1988 a contesté sa participation aux faits, tandis que l’autre suspect, né en 1990, a reconnu sa participation à certains actes tout en contestant son implication directe et volontaire. Le plus âgé des deux suspects a déjà été condamné pour « travail dissimulé », « conduite sans permis » et « vol en réunion ». Il se présente comme titulaire d’un doctorat en informatique et est auto-entrepreneur, tout en étant titulaire d’un récépissé de demande d’asile. Le plus jeune des deux a quant à lui déjà été condamné pour « infractions à la législation sur les stupéfiants » et se trouve en situation irrégulière sur le territoire national, indiquant travailler de manière non déclarée sur des chantiers.
Une information judiciaire est ouverte pour plusieurs chefs d’inculpation : « violences sur un élu public sans incapacité », aggravées par des circonstances liées à l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, ainsi que pour « provocation publique à la haine ou à la violence » et « association de malfaiteurs en vue de la commission de délits ».
Le 27 février, alors qu’il rentrait chez lui, le maire de Nice et son épouse ont découvert accrochée à leur portail une tête de porc coupée en deux avec une affiche portant son portrait, une étoile de David, et un message injurieux. L’élu, candidat à sa réélection lors des municipales des 15 et 22 mars, avait qualifié cet acte d' »abject » et a annoncé son intention de porter plainte.
