Valentina Salerno affirme avoir retrouvé la trace d’un lieu mystérieux dans des archives inédites, une thèse qui n’a jusqu’à présent fait l’objet d’aucune validation académique. Les journaux italiens sont en émoi face à cette annonce, digne d’une intrigue de roman, digne du Da Vinci Code.
La chercheuse italienne a exploré de nombreux sites en Europe, y compris le Vatican, pour mener une enquête qui l’a conduite à la découverte d’archives suggérant que Michel-Ange aurait dissimulé certaines de ses œuvres dans une pièce secrète.
Une thèse controversée
Selon Valentina Salerno, le maître de la Renaissance aurait détruit un grand nombre de ses œuvres avant sa mort à Rome en 1564. Toutefois, elle suggère que certaines ont été cachées et confiées à ses élèves.
Lors d’une conférence de presse à Rome, Mme Salerno a déclaré : « L’un de ces trois documents inédits que j’ai trouvés parle d’une pièce« . Selon elle, les œuvres seraient si bien cadenassées qu’il faudrait une multitude de clés pour y accéder. Elle a décrit cette entreprise comme le projet « maniaque » de l’artiste pour garder ses créations loin de son neveu, qu’il détestait.
Salerno estime que cette pièce secrète pourrait se trouver dans la basilique Saint-Pierre-aux-Liens, abritant le célèbre tombeau du pape Jules II, une autre œuvre emblématique de Michel-Ange. Les élèves concernés par ce plan auraient laissé leur empreinte en fondant l’Académie d’art de San Luca au XVIe siècle, qui existe encore aujourd’hui.
Des preuves ambiguës
Cette hypothèse a captivé les médias, car il existe des éléments tangibles pour soutenir les affirmations de Salerno. La méfiance de Michel-Ange envers son neveu Leonardo Buonarroti est bien documentée dans plusieurs lettres, et des irrégularités ont été relevées concernant l’inventaire de ses biens.
Cependant, la thèse d’une cabale orchestrée par l’artiste, avec une cachette secrète, n’a pas encore reçu de validation académique formelle. Le site Finestre sull’Arte a noté que Valentina Salerno est une « indépendante, affiliée à un centre d’études appelé Musée Michelangelo, dont il n’existe aucune trace« . Néanmoins, sa participation au comité du Vatican pour les célébrations des 550 ans de la naissance de Michel-Ange ajoute une légitimité à son travail.
Attribution d’une nouvelle œuvre
En parallèle, Valentina Salerno a déclaré avoir identifié un buste du Christ-Sauveur dans la basilique Sant’Agnese de Rome, qu’elle attribue à Michel-Ange. Ce buste était auparavant considéré comme étant d’auteur inconnu, relançant ainsi les spéculations sur la légende du maître du Quattrocento.
Actuellement, une campagne de restauration est en cours pour la fresque célèbre du Jugement dernier, peinte par Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. Cette restauration, qui a débuté fin février, attire l’attention sur l’héritage artistique du maître et sur les nombreuses questions non résolues entourant sa vie et son œuvre.
