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Depuis le samedi 28 février, l’Iran est confronté à des frappes américaines et israéliennes. Le pays riposte par des tirs de missiles contre les États du Golfe. Expatriée à Dubaï, Clara, originaire de Clermont-Ferrand, raconte les heures d’angoisse qu’elle vit.
Une situation alarmante
Depuis ce samedi, Israël et les États-Unis ont mené des frappes en Iran. En riposte, l’Iran a tiré des missiles et des drones vers Israël et les États du Golfe, abritant des bases américaines. Dubaï, aux Émirats arabes unis, est l’une des cibles iraniennes. Deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de l’emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm.
Témoignage de Clara Guillaume
Clara Guillaume, 30 ans, vit à Dubaï avec son conjoint depuis six ans. Elle est directrice du programme de fidélité du groupe Accor. La jeune femme a vécu à Clermont-Ferrand jusqu’à ses 17 ans. Elle évoque la situation ce samedi à Dubaï : “On pense que ça n’arrive toujours qu’aux autres. Je ne suis pas en plein cœur de la ville, je suis un peu derrière le centre-ville. Avec nos amis, on s’envoie des vidéos. Ils voient les missiles depuis leur balcon. On entend des grands boums toutes les demi-heures”.
Clara était en déplacement en République démocratique du Congo jusqu’à samedi matin. Elle est l’une des dernières à avoir pu rentrer à Dubaï en avion ce samedi, car l’aéroport est fermé depuis les attaques iraniennes. La jeune femme raconte : “C’est un peu stressant. On a l’impression que ça n’allait jamais nous arriver. Quand on voit des vidéos des missiles qui passent au-dessus des buildings qu’on connaît, c’est stressant. Mais le consulat nous rassure beaucoup. Apparemment, les Émirats arrivent à tout intercepter”.
Une vie qui continue
Clara rappelle que dans les rues, les habitants continuent à mener leur vie : “Il n’y a pas de panique générale. On prend quand même des précautions et on reste loin des vitres”. L’Auvergnate a préparé des sacs en cas d’évacuation. Le consulat français a recommandé de ne pas sortir de chez soi et de s’éloigner des fenêtres pour éviter les souffles et les débris.
Clara s’informe sur les réseaux sociaux et grâce aux messages du consulat sur une boucle WhatsApp. La jeune femme essaie de rester sereine : “Les premiers boums font un peu peur mais on s’y habitue et on se dit que ça va bien se passer. Mais le climat est angoissant”.
Incertitude sur la durée du conflit
Clara ne sait pas combien de jours va durer le conflit : “On espère que cela sera réglé en 2 ou 3 jours mais les conflits dans la région ont montré que ce n’est pas forcément la norme”. Depuis ce samedi, elle reçoit de nombreux messages de sa famille en France, qui s’inquiète pour elle. Avec la nuit qui arrive, Clara s’interroge : “Je veux m’assurer que tous nos amis vont bien. On va rester éveillés pour en être sûrs. Je ne sais pas si on va dormir longtemps. On espère se réveiller demain matin et que cela soit plus calme”. La nuit risque d’être difficile pour la trentenaire.
