Deux ans et demi après la disparition du petit Émile au Haut-Vernet, l’enquête franchit un cap décisif. Une vaste campagne de prélèvements ADN vise les habitants, vacanciers et promeneurs présents ce jour-là, afin d’identifier l’ADN inconnu retrouvé sur les vêtements de l’enfant.
Une avancée significative dans l’enquête
Autour du petit Émile, deux ans et demi de mystère : l’affaire entre désormais dans une nouvelle phase. Les enquêteurs ont décidé de mener une vaste campagne de prélèvements ADN sur plusieurs dizaines de personnes. Il y a les habitants du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), mais aussi les vacanciers et les promeneurs qui s’y trouvaient le jour de la disparition du petit garçon.
Pour un randonneur, ces tests sont la suite logique d’une enquête qui piétine : « Maintenant qu’on a la technologie de l’ADN, on l’utilise. Bon, il faut résoudre le mystère, il faut en passer par là, c’est tout. Maintenant, pour les gens du village, je m’imagine qu’au bout d’un moment, ils doivent commencer à trouver ça lourd. »
Tests ADN : une enquête élargie
Les membres de la famille d’Émile ne sont pas concernés par ces tests, puisqu’ils ont déjà donné leur ADN au début de l’enquête. Pour les autres, leur prélèvement sera comparé à l’ADN inconnu retrouvé sur les vêtements d’Émile.
Me Isabelle Colombani, avocate du grand-père, positionne cette démarche comme une avance significative : « On ne peut pas aujourd’hui se satisfaire de la présence d’ADN étranger à la famille sur ce vêtement qu’Émile portait le jour de sa disparition, sans effectuer d’autres recherches. »
Vers un retour à la vérité
Relancer les investigations pour tenter de trouver enfin la vérité est essentiel. Car les pistes explorées par les enquêteurs sont encore nombreuses. Me Julien Pinelli, avocat de la grand-mère d’Émile, affirme : « Les investigations qui sont aujourd’hui conduites sur ce très large panel de population démontrent encore une fois toute la richesse de l’enquête qui est mise en œuvre et le fait, surtout, qu’elle dépasse très largement le cercle familial. »
La campagne de prélèvements doit s’étirer sur plusieurs semaines. Des tests qui pourraient, peut-être, faire basculer cette enquête criminelle.
