Un an après l’assassinat de Chloé Aldrovandi, 18 ans, tuée par balles le 15 février 2025 à Ponte-Leccia, l’enquête se poursuit sous l’autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Deux hommes ont, à ce jour, été mis en examen pour des faits connexes, liés à la préparation du crime.
C’était le 15 février 2025. Il est aux alentours de 21h45 quand Chloé Aldrovandi quitte la résidence familiale de son petit ami à Ponte-Leccia. Seule au volant du véhicule de ce dernier, l’étudiante en génie civil à l’Université de Corse ne parcourt que quelques mètres avant d’être tuée par balles. Un an après cet assassinat commis par méprise, l’émotion demeure vive en Corse. L’instruction, confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, se poursuit.
/regions/2025/02/16/148-6481-00-00-02-08-67b17887d7111773171462.jpg)
À ce stade, deux hommes ont été mis en examen : Antoine Pellegrini, 22 ans, et Lucas Sabiani, 29 ans. Ils sont poursuivis pour « recel de bien provenant d’un vol en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ». Antoine Pellegrini a été interpellé le 27 octobre 2025 en Balagne par la police judiciaire et a été placé en détention provisoire. Lucas Sabiani, déjà incarcéré dans le cadre d’un autre dossier criminel, a été mis en examen dans cette affaire le 8 février dernier.
Les deux hommes sont par ailleurs impliqués dans une autre information judiciaire, portant cette fois sur l’assassinat de Camille Orsoni.
Les investigations s’articulent notamment autour d’une Peugeot 2008 volée à Marseille. Peu après les faits, un véhicule correspondant à cette description avait été retrouvé calciné sur la route de Tralonca. Selon le quotidien Le Monde, la voiture avait été repérée à plusieurs reprises, dans les jours précédant le drame, stationnée à proximité du domicile du petit ami de la victime.
L’exploitation des images de vidéosurveillance aurait permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à un box loué à Calvi au nom de Lucas Sabiani, où le véhicule aurait été entreposé pour la première fois en novembre 2024. En retraçant son acheminement entre le continent et la Corse, les policiers déterminent qu’Antoine Pellegrini aurait également participé à son transport.
/regions/2024/12/05/ru-illustres-justice-marseille-jirs-00-01-42-24-67514cff3f844289406085.jpg)
À ce stade, aucun des deux mis en examen n’est poursuivi pour assassinat. Tous deux contestent par ailleurs avoir eu connaissance d’un projet criminel. Lors du placement en détention provisoire d’Antoine Pellegrini, ses avocats, Mes Anna-Livia Guerrini et Antoine Giudici, avaient évoqué un acte « en périphérie du dossier« , estimant qu’il n’était pas démontré que leur client ait eu connaissance d’un projet criminel.
Un an après les faits, les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs des tirs et déterminer les responsabilités exactes dans ce qui apparaît comme un assassinat par méprise commis sur fond de rivalités criminelles. En l’attente, les parents de Chloé Aldrovandi comptent bien continuer à faire vivre la mémoire de leur fille, jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort.
